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Argentine : ils peuvent m'emprisonner, mais ils ne peuvent pas emprisonner tout le peuple argentin

19 Juin 2025, 15:25pm

Publié par Bolivar Infos

 

 

 

Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar infos

 

Une immense foule de 500 000 personnes à remplir mercredi 18, la place de mes symboliques pour exprimer son soutien à l'ancienne présidente, Cristina, Fernandez de Kirchner. La mobilisation a dépassé toutes les prévisions des organisations. En provenance de différents points du pays, tôt, le matin, des milliers de manifestants se sont rapprochés d'abord du domicile de l'ancienne présidente -où, depuis hier, elle purge une peine de prison à domicile, dans le quartier de Constitution, à Buenos Aires- et ont ensuite marché vers le cœur du pouvoir politique à Buenos Aires.

 

La foule chantait « nous allons revenir » et a eu la surprise d'entendre, diffusé par les haut-parleurs, un message enregistré d’environ huit minutes de Cristina Fernandez de Kirchner qui a été la seule oratrice de cette manifestation.

 

« Je suis ferme et calme.Bien sûr, avec l’interdiction de sortir sur le balcon… Mon dieu, qu’ils sont mesquins! » a-t-elle déclaré ironiquement un évoquant la mesure judiciaire qui l'empêche de s'adresser en personne à ses partisans.

 

Visiblement, émue, elle a remercie pour les manifestations d'affection et la mobilisation massive : « merci de tout cœur. Ce qui m'a fait le plus plaisir, ça a été de vous entendre chanter à nouveau. « nous allons revenir. » Il y a longtemps que je ne l'avais pas entendue. Cela me fait plaisir parce que cela révèle une volonté : celle d'avoir à nouveau un pays dans lequel les gamins pourront manger quatre fois par jour, où au collège, on leur donnera des livres et des ordinateurs, dans lequel les bosseurs arriveront à la fin du mois et pourront mettre de l'argent de côté pour s'acheter une petite voiture, une petite maison, un petit terrain… quelque chose qui soit à eux, obtenu avec les efforts de leur travail. Un pays dans lequel les retraités aient des remèdes. »

 

« « Ce pays n'est pas une utopie, nous l'avons vécu pendant 12 ans et demi. Et, de plus, nous l'avions desendetté. »

 

À propos des politiques anti-peuple du gouvernement de Javier Milei, Elle affirmé à nouveau que son modèle économique n'est pas différent de celui que la dernière dictature civique et militaire (1976–1983) avez mise en place ni de celui que le néolibéralisme a instauré ensuite, dans les années 90 echo, comme ses expériences, ce Gouvernement ne pourra pas non plus, se soutenir.

 

« Le pire, c’est que le véritable pouvoir économique, sait que ce modèle n'a pas d'avenir, il sait qu'il tombe. Et c'est pourquoi je suis en prison. Mais il y a quelque chose que tout le monde doit comprendre, même eux, ceux du pouvoir économique : ils peuvent me mettre en prison, moi, mais ils ne vont pas pouvoir mettre en prison tout le peuple argentin. Ceux qui ont peur, ce n'est pas nous, ce sont eux. »

 

Elle a également parlé contre le ministre de l'économie : « Cet infréquentable de Caputo, loue des dollars pour faire croire qu'il a des réserves. Il n’y az pas plus escroc. Le pire, c’est que le véritable pouvoir économique, sait que ce modèle n'a pas d'avenir, il sait qu'il tombe. Et c'est pourquoi je suis en prison. »

 

Cristina a aussi évoqué la sentence de la Cour Suprême qui a confirmé sa condamnation et sa disqualification pour exercer des charges publiques et elle a lié cette sentence un système judiciaire soumis aux intérêts des groupes économiques les plus concentrés.

 

De célèbres, personnalité du péronisme été présente dont beaucoup se trouvaient dans la loge : le gouverneur de Buenos Aires Axel Kicillof, l’ancien candidat à  la présidence Sergio Massa, des représentants syndicaux et des personnalités politiques importantes du mouvement.

 

Dans son message, elle a invité à réorganiser le camp national et populaire : « il faut s'organiser pour clarifier le véritable problème de notre pays qui n’est rien d’autre qu'un modèle économique dans lequel quelques-uns s'enrichissent et le reste a le nez contre la vitre. »

 

Vers la fin, Fernández de Kirchner, en a appelé à la mémoire collective et aux sentiments patriotiques : « Aujourd'hui, c'est le moment de montrer que nous allons défendre la démocratie avec les outils mêmes avec lesquels nous l’avons construite. Sans violence, mais avec courage. Avec un amour profond de cette patrie qu’on a tant de fois essayé de mettre à genoux. »

 

« Le peuple argentin a montré qu'il sait s'organiser, qu'il sait lutter et qu'il sait revenir. Nous n'avons pas de boule de cristal, mais je sais une chose : j'ai presque tout connu dans cette vie. J'ai vécu l’exemple, l'énorme et terrible sacrifice de Nestor avec tout ce qu'il nous a coûté de construire cette décennie gagnante. J'ai vécu une tentative d'assassinat, j'ai supporté ce processus judiciaire néfaste qui s'achève avec la même corruption. »

 

Entre applaudissements, slogans et accolades elle a conclu son discours en disant : « Nous allons revenir, et nous allons revenir avec plus de sagesse, avec plus d'unité, avec plus de force. Parce que nous avons quelque chose qu’ils n'auront jamais et ne pourront pas acheter autant d'argent qu'ils puissent avoir : nous avons le peuple, nous avons la mémoire, nous avons l'histoire et nous avons la patrie. »

 

source en espagnol:

http://www.cubadebate.cu/noticias/2025/06/18/pueden-encerrarme-a-mi-pero-no-al-pueblo-cristina-fernandez-denuncia-persecucion-politica-en-emotivo-discurso/

URL de cet article:

https://bolivarinfos.over-blog.com/2025/06/argentine-ils-peuvent-m-emprisonner-mais-ils-ne-peuvent-pas-emprisonner-tout-le-peuple-argentin.html