Brésil: Bolsonaro devra porter un bracelet électronique
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar infos
La police fédérale (PF), exécute ce vendredi 18, des ordres de perquisition et de saisie concernant l’ancien président Jair Bolsonaro (PL) à Brasilia (DF). Cette opération a été autorisée par le tribunal suprême fédéral (STF) et comprends aussi, l'ordre de s'intéresser à des adresses liées au Parties Libéral (PL), le parti de Bolsonaro.
Selon des alliés interviewés par la presse, l'ancien président était chez lui, dans le quartier Jardim Botânico, quand les agents sont arrivés. Bolsonaro a été emmené à la police fédérale où on est en train de lui installer le dispositif.
On lui a aussi interdit d'utiliser les réseaux sociaux et il devra rester chez lui entre 19 heures et 7h du matin. Le président a interdiction de communiquer avec des ambassadeurs et des diplomates étrangers et ne peut s'approcher des ambassade comme les autres accusés et ceux qui sont soumis à l'enquête de la cour suprême.
La décision du tribunal suprême fédéral aurait été motivée, entre autre chose, par le fait que des ministres de la cour suprême, soupçonne Bolsonaro, de chercher à demander l'asile au gouvernement de Donald Trump aux États-Unis, un pays où son fils, le député fédéral, Eduardo Bolsonaro (PL.–SP) cherche actuellement du soutien pour l'ancien président.
Les nouvelles mesures respectives contre Bolsonaro arrivent dans la phase finale du procès dans lequel il est accusé de tentative de coup d’Etat. L'affaire est traitée par le tribunal suprême est réuni des preuves que, après sa défaite aux élections de 2022, celui qui était alors président, a probablement collaboré avec des alliés civils et militaires pour empêcher l'investiture de Luiz Inácio Lula da Silva (Parti des Travailleurs.)
Le procès devant la cour suprême et les pressions de Trump
Les investigations sur la tentative de coups d'Etat sont dans leur phase finale. Lundi dernier 14, le procureur général de la république, Paulo Gonet, a présenté ses conclusions et demandé que Bolsonaro soit condamné pour 5 délits parmi lesquels coups d'Etat, formation d'une organisation criminelle armée et dommages à la propriété fédérale. Sa peine pourrait dépasser les 40 ans de prison.
Selon le procureur général de la république (PGR), Bolsonaro a été le principal organisateur et le premier bénéficiaire de la tentative de coup d'Etat et a agi pour saper la confiance dans les institutions publiques et dans le processus électoral. On s'attend à ce que le procès s'achève entre fin août et début septembre.
Pendant ce temps, l'ancien président a intensifié sa campagne pour l’amnistie. Le mouvement s'est développé depuis que Donald Trump a annoncé, le 9 juillet, des droits de douane de 50 % sur les exportations brésiliennes sous prétexte que la cour suprême était en train de restreindre la liberté d'expression en sanctionnant les plates-formes digitales des États-Unis. La famille Bolsonaro a commencé à affirmer que seuls l'amnistie pourrait obliger les États-Unis à revenir sur leur décision.
Ni le tribunal suprême fédéral ni le Gouvernement fédéral n’ont cédé. Le président Lula à déclarer dans un discours, jeudi soir, que les tentatives d'ingérence étrangères constituent un « chantage inacceptable » et a qualifié les alliés de Bolsonaro de « véritables traître envers la patrie. », « Nous avons un pouvoir judiciaire indépendant, » a affirmé le président.
Source en espagnol :