Brésil: Une situation nouvelle
Par Valerio Arcary
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar infos
L'axe de la situation n'est pas la dénonciation du cadre fiscal bien qu'il soit juste de le dénoncer, mais la lutte contre le congre national pour défendre le mandat de Lula.
La situation a changé. L'écrasante défaite deux « l'impôt sur les opérations étrangères » (IOF) au Congrès a été plus qu'un avertissement que la Gouvernabilité « en froid » est terminée. Le congrès s'est chargé de l'opposition. Le Centre droite a entraîné la majorité des députés du PSB et du PDT. Ça n'a pas été un vote parlementaire « technique ». Il ne s'est pas fait au nom d'une « coalition » de partis mais en tant qu'organe d'une classe : les capitalistes. Le Congrès s’est placé comme l'organe qui unit toutes les ailes et tous les courants de la bourgeoisie. Il a déclaré que c’est lui qui gouverne et a ouvert une situation de « dualité » des pouvoirs institutionnels.
La conception du régime démocratico-libéral à changer pendant ces 10 dernières années, depuis qu’Eduardo Cunha diriger un coup d'état parlementaire, déguisé en destitution » contre Dilma Rousseff. Mais il est bon de savoir quand la quantité menace de se changer en qualité. Ça a été une tentative destiné à voir comment réagirait Lula. Le défi a été lancé : l'affrontera-t-il ? Cet affrontement de pouvoir avec l’exécutif crée une situation plus « anarchique. » Ont-Ils été imprudents ? Un peu d'anarchie intéresse la bourgeoisie pour acculer Lula. Un peu « mais pas trop » parce qu'ils pensent toujours que Lula pourrait réagir et faire appel à la mobilisation du peuple. L'ambiance de chaos imprévisible qui menace d'intimider et de paralyser le Gouvernement intéresse la classe dominante parce qu'il y a déjà une écrasante majorité dans cette classe qui veut empêcher Lula d'être réélu.
Diminuer la signification de ce vote et du « négationnisme », une myopie impardonnable. Ça a été un tournant politique vers le centre-droite qui a défié en face les limites de la légalité du régime. « On a tiré la corde » jusqu'à la limite de l'ordre constitutionnel.
2. Il y a eu un brutal changement de ligne de Motta et d’Alcolumbre qui avaient fait un «accord solennel » télévisé le 8 juin, et l'ont rompu « sans sourciller. » Ça n'a pas été seulement une concession « parlementaire » du centre-droite au bolsonarisme ou une manœuvre politique des tables de la chambre des députés et du Sénat contre Haddad. La Techniques, « d’empêcher » le Gouvernement de gouverner avec l’aide de la chambre contre l'exécutif obéit à une nouvelle stratégie. Pourquoi nouvelle ? et pourquoi stratégie ? Parce qu'elle se base sur l'idée qu'il est possible d'obliger Bolsonaro à retirer sa près-candidature et à annoncer son soutien à Tarcísio (Gomes de Freitas, un militaire gouverneur de l'état de São Paulo) en même temps que la condamnation des putschistes par le tribunal suprême.
Le pari de l'usure permanente répond aussi à la nécessité d'affronter le tribunal fédéral suprême (STF). L'extrême droite impose au centre-droite une ligne d'affrontement du Gouvernement de Lula et conduit la majorité à la chambre des députés pour se placer pour les élections générales de 2026. La nouvelle stratégie répond au calcul que la victoire aux élections présidentielles est possible, même avec Bolsonaro condamné et en prison et que Tarcísio peut le remplacer, même avec plus de possibilité d'accéder au second tour.
3. À São Paulo, dimanche 29 juin, l'extrême droite à réaliser une manifestation pour l’amnistie avec le quart des 50 000 d'avril sous la bannière de « La Justice Maintenant ». Le discours de Bolsonaro a montré trois changements : a) la modération a prévalu et il ne sait pas autoproclamé pré-candidat; b) il a annoncé que sa tactique sera centrée sur le fait de gagner la majorité au Congrès, en particulier au Sénat; c) il n'a même pas attaqué le tribunal suprême fédéral.
Il existe une lutte dans l'opposition réactionnaire pour la direction, maintenant que l'arrestation de Bolsonaro est imminente. Le « Front large » de droite et d'extrême droite à l'offensive. Il y a possible tour en cours dans la tactique bolsonariste. Pour l'instant, l'accord n'a pas été scellé. Bolsonaro pourrait renoncer à être pré-candidat en échange de la garantie d'une grâce mais pas seulement. Plus que cela, Bolsonaro exige un engagement de choc contre le tribunal fédéral suprême. La proposition d’ « utiliser la force » contre le tribunal suprême est la « bombe atomique » ou l'aveu d'un projet de coup d’Etat.
La voie peut-être celle du procès politique des ministres, l'élargissement de la composition du tribunal suprême pour garantir une nouvelle majorité ou même le procès politique si Lula la gagne. Mais ces manœuvres institutionnelles qui se présentent publiquement montrent un niveau de provocation et d’insolence du bolsonarisme. C'est attitude frontale correspond à un programme de choc ultra libéral du capitalisme qui s'inspire de Milei. Tarcísio pourrait être pré-candidat même au second semestre.
4. Le PED, le processus de primaire d'élection directe du PT en juillet, doit confirmer que le CNB (En construisant un nouveau Brésil) conserve une majorité absolue. La menace de division du CNB faite par Quaquá, l'insolent maire de Maricá à Río de Janeiro, a été surmonté par la négociation d'un accord dont les termes sont restés cachés. Mais ce qui est sûr, c'est que le PT, sous la direction d’Edinho, l'ancien maire de Araraquara, ne récupérera même pas un degré d'autonomie face au Gouvernement. Peu importe si les ministres du quintette (União Brasil/Progresistas, Republicanos, MDB et PSD) s’assoient face à Lula alors qu'ils sont « de dos » à la droite. L'alignement du PT sur Loula sera en conditionnel.
Il n'est pas évident que cette stratégie de« pacification nationale » qui a inspiré le slogan du Gouvernement de Lula III, « Union et reconstruction » et a conditionné la ligne de Gouvernabilité « en froid » se maintiendra. Le gouvernement de loup a réagira-t-il à l'ultimatum du Congrès national ? Les ministres des partis de centre droite seront-ils licenciés ? Évidemment, les fronts Pueblo Sin Miedo et Brasil Popular ont appelé à une manifestation le 10 juillet à São Paulo, une initiative super positive, mais insolite depuis la manifestation contre l’amnistie du 30 mars, seulement interrompue par la courageuse marche de solidarité avec la résistance palestinienne du 15 juin.
La nouvelle situation exige que le centre-gauche sorte de l'inertie en cherchant du soutien dans la mobilisation des masses. En effet, le centre-gauche affronte le défi de « reconquérir » Sao Paulo. Mais ce mouvement « d'en bas vers le haut », sera impuissant si il ne correspond pas à un tournant du Gouvernement vers la gauche. En effet, l'action personnelle de Lula est irremplaçable comme l'été celle de Claudia Sheinbaum au Mexique et celle de Gustavo Petro en Colombie.
5. La partie de la gauche qui ne comprend pas qu'une opportunité de contre-attaque s'est ouverte a perdu la boussole de classe. Il y a deux camps en lutte en ce moment. Celui qui cherche à ouvrir une brèche pour un troisième camp qui serait l'affirmation d'une opposition de gauche et insiste pour dénoncer le fait que Haddad a limité, grâce à de nouveaux filtres, l'accès des plus pauvres au BPC (Bénéfice de Prestation continue), une mesure régressive, est en train de « regarder l'arbre et d'ignorer la forêt » parce qu'il a perdu le sens des proportions.
L'axe de la situation n'est pas la dénonciation du cadre fiscal bien qu'il soit juste de le dénoncer, mais la lutte contre le congre national pour défendre le mandat de Lula. Ceux qui s'imposent, c'est une ligne de contre-offensive pour l'approbation de l'impôt de 10 % sur les riches, pour l'extension de l'impôt sur le revenu au 25 millions qui gagne jusqu’à 5 00 000 R$, pour la fin de l'échelle, six pour un, c'est-à-dire le Franck unique construit autour de la campagne pour le plébiscite populaire. Il existe une opportunité d'au moins chercher à sortir de la défensive. Motta et Alcolumbre sont-ils allés trop loin ?
Dans la rue, dans la rue, dans la rue ! ! !
Source en espagnol :
https://www.resumenlatinoamericano.org/2025/07/08/brasil-una-nueva-coyuntura/
URL de cet article :
https://bolivarinfos.over-blog.com/2025/07/bresil-une-situation-nouvelle.html