Etats Unis-Brésil: charge d'ingérence
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar infos
Le secrétaire d'État, des États-Unis, Marco Rubio, annoncé Ven, que son pays révoquer les visas du juge du tribunal, suprême fédéral du Brésil, Alexandre de Moraes, de ses « alliés » et des membres de sa famille, direct en représailles pour ses efforts pour sanctionner la tentative de coup d'état perpétré en janvier 2023 par l'ancien président Jair Bolsonaro et ses sympathisants.
Selon le bref communiqué de presse de la chancellerie des États-Unis, la « chasse aux sorcières politique » entreprise, par De Moraes « a créé un complexe de persécution et de censure tellement large qu'il viole non seulement les droits de base des Brésiliens mais s’étend aussi au-delà des côtes du Brésil et attaque les Etasuniens, » ce qui est intolérable pour le Gouvernement Trump et sa défense de la liberté d’expression.
Le double critère a toujours caractérisé la politique étrangère de Washington mais il a rarement atteint les extrêmes qu’on voit dans sa croisade pour garantir l'impunité de son allié fasciste au Brésil. En effet, il est délirant d'invoquer la liberté d'expression pour libérer de l'action de la justice un homme qui s'est employé à effacer des institutions publiques tout vestige de pensée critique, de pluralité, de tolérance et de tout ce que lui et ses coreligionnaires considèrent comme de « l'idéologie de genre » ou du « communisme. » Pendant son mandat (2019–2023), Bolsonaro à exhorter les étudiants à dénoncé sur les réseaux sociaux, les professeurs qui enseignait des idées « de gauche », parmi lesquelles on comptait le fait d’appeler "dictature militaire" celle qui a usurpé du pouvoir au Brésil de 1964 à 1985, et il a cherché à supprimer des manuels toute référence au féminisme, à l’homosexualité et à la violence contre les femmes. En somme, la même glorification de la violence que le trumpisme met en avant en menaçant d'asphyxie budgétaire et de persécution judiciaire toute dépendance du Gouvernement, organisation sans but lucratif ou entreprise qui auraient des initiatives destinées à remédier à la discrimination traditionnelle et structurelle dont souffrent les femmes, les afro-descendants, les handicapés, les membres de la communauté de la diversité sexuelle, entre autres collectifs.
Le fait que la Maison Blanche se lance contre la justice brésilienne au nom de la liberté d'expression le jour même ou le président exige d’un média 10 000 000 000 de dollars pour avoir publié un article dans lequel on lui attribue une lettre lascive envoyée à Jeffrey Ebstein, le défunt multimillionnaire, chef d'un réseau d'exploitation sexuelle infantile avec qui Trump a eu pendant 15 ans une amitié prouvée par des photos, des enregistrements et des déclarations mutuelles d’affection.
Il est évident que la charge de Washington contre le Gouvernement, le système judiciaire et l'économie brésilienne, n’a rien à voir avec la liberté d'expression, un droit qui, en ce moment, jouit d'une bien meilleure santé au Brésil qu'aux États-Unis. Il s'agit, au contraire, d'une ingérence inadmissible par laquelle le trumpisme cherche à soutenir ses alliés dans la région et à renforcer la normalisation des pratiques putschistes de l'extrême droite. Cette agression doit être condamnée dans les termes les plus énergiques par la communauté internationale, les nations latino-américaines et les organismes multilatéraux continentaux.
Source en espagnol :
http://www.cubadebate.cu/especiales/2025/07/20/estados-unidos-brasil-embestida-injerencista/
URL de cet article :
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