International: Le Parti Communiste, moteur du spectaculaire progrès de la Chine
Par Pedro Barragan
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar infos
Depuis sa fondation en 1921, le Parti Communiste Chinois (PCC) a marqué le destin du pays. Mais c'est avec la proclamation de la République Populaire de Chine par Mao Zedong en 1949 que le parti a pris les rênes de l'État et engagé la transformation profonde de tout le pouvoir politique, économique et social. Depuis, le PCC a été le moteur de l'ascension du pays pendant les dernières décennies.
Mao Zedong À diriger le pays dans sa reconstruction, après des décennies de guerre civile et d'occupation étrangère. Son gouvernement a unifié le vaste territoire chinois sous une seule autorité pour la première fois depuis des siècles. Sous son mandat, des campagnes comme la réforme agraire et la collectivisation des terres, destinées à redistribuer la richesse et à éliminer les structures féodales, ont été mises en place.
Les premières années ont été complexes et avec de gros échecs. Mais malgré cela, Mao a laissé un héritage important : il a renforcé le contrôle territorial, éliminé la domination étrangère, fixé les bases d'un Etat fort et créé une identité nationale unifiée sous le drapeau du socialisme. Ces bases ont été essentielles pour ce qui viendra plus tard.
Depuis que Deng Xiaoping a mis en place les réformes économiques, 1978, le PCC a corrigé la tendance économique du pays en laissant en arrière les échecs économiques antérieurs et en pariant sur un socialisme de marché en ouvrant l'économie à l'investissement international et en favorisant la création d'entreprises privées.
Les « quatre modernisations » en été lancé : l'agriculture, l'industrie, la Défense, les sciences et la technologie. Des zones économiques spéciales, comme Shenzhen ont été créés, dans lesquelles on a favorisé l'investissement étranger et les règles du marché ont été assouplies. La Chine a commencé à s'intégrer à l'économie mondiale et ce processus s'est achevé par son entrée dans l'Organisation Mondiale du Commerce en 2001.
Le résultat a été l'un des plus importants de l'histoire moderne. En moins d'un demi-siècle, la Chine, une nation rurale et pauvre, est devenue la seconde économie du monde. 800 000 000 de personnes sont sorties de la pauvreté extrême. Des villes comme Shanghai ou Shenzhen se sont transformées en centres technologiques et financiers mondiaux. Les infrastructures du pays –routes, trains à grande vitesse, ports, réseau électrique –sont aujourd'hui les plus avancées du monde.
Depuis la fondation de la République Populaire de Chine en 1949, le PCC a été le principal artisan de la transformation la plus profonde et la plus réussie qu'ait vécu le pays dans son histoire moderne. Son autorité a permis à la Chine, une nation pauvre et divisée, de devenir un grand pays avec une économie solide, des institutions efficaces et un modèle politique stable, fonctionnel et adapté à ses conditions réelles.
Pendant toutes ces années, le PCC a maintenu la stabilité politique tout en lançant une réforme économique audacieuse et stratégique. Il a mis en place une ouverture graduelle vers le marché en conservant le contrôle macro-économique de l'État ou, en d'autres termes, il a su profiter des avantages du commerce international et de l'investissement étranger sans perdre la souveraineté économique.
Le modèle chinois, guidé par le Parti, a prouvé qu'il était une alternative viable au néolibéralisme occidental : croissance avec égalité et répartition sociale, développement avec direction politique, modernisation sans chaos. Des centaines de millions d'emplois ont été créés, des pôles industriels de classe mondiale sont nés et les plus modernes villes actuelles se sont développées, une réussite sans précédent dans l'histoire de l’humanité.
Un regard sociologique vers le PCC.
Dans une perspective sociologique, le militantisme au PCC a été essentiel pour son succès. Avec déjà, depuis 2024, plus de 10 000 000 de militants, le Parti n'est plus une élite isolée mais un réseau profondément enraciné dans la société à tous les niveaux: des les zones rurales aux centres urbains, des usines aux universités, des entreprises privées aux institutions publiques.
À la différence des partis occidentaux qui fonctionne comme des machines, électorales temporaires, le PCC est une organisation de formation, deux services et de direction. Son militantisme n'est pas décoratif : c'est une structure vivante qui organise, oriente et dirige. L'appartenance au Parti est un engagement envers l'intérêt collectif et une opportunité pour se former, servir et progresser. Dans de nombreux cas, c'est la voie légitime pour que des citoyens talentueux, quelles que soient leurs origines humbles, accèdent à des responsabilités de direction.
Loin d'être une structure rigide, le Parti a montré une capacité notable à incorporer de nouveaux profils, à s'adapter aux époques et à professionnaliser ses cadres. Le mérite, la formation permanente et la discipline sont les piliers de l'ascension à l'intérieur du Parti et garantissent que les dirigeants sont préparés, non seulement idéologiquement, mais aussi techniquement.
Du point de vue fonctionnel, le PCC agit comme une structure d'intégration sociale, comme un réseau de gouvernance et comme une courroie de transmission des valeurs collectives. Sa présence dans la vie quotidienne facilite la mise en place des politiques, la coordination entre les régions et la réponse efficace aux problèmes sociaux.
Quelques chiffres
Le nombre des militants du parti communiste chinois en 2024, montre une organisation en expansion, de plus en plus jeune, de plus en plus universitaire et profondément enraciné dans le tissu productif du pays. Avec un total de 10 027 000 000 le PCC, non seulement a renforcé sa condition de plus importante organisation politique du monde, mais montre aussi une importante capacité de rénovation et d'attraction de talents.
1 090 000 000 de nouveaux militants dans l'année reflètent la solide santé de l'organisation. Mieux encore, les 2 130 000 000 de nouvelles inscriptions indiquent une dynamique de croissance volontariste dans laquelle le participe sélectionne, forme et intègre des profils stratégiques.
Le profil de ces nouveaux militants
52,6 % viennent de secteur productif, ce qui renforce les liens du Parti avec la réalité économique du pays. Il ne s'agit pas d'une organisation bureaucratique ou abstraite mais d'une force politique connecté au travail, à l'industrie et à l’innovation.
54,4 % ont une éducation universitaire, ce qui indique des militants de plus en plus formés, préparés à diriger aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé et technologique.
83,7 % ont 35 ans ou moins, ce qui renforce une vision stratégique vers la relève des générations. Le PCC se rénove constamment à partir de la base, avec des jeunes formés qui prennent l'engagement de diriger le pays dans une perspective socialiste moderne.
Ces indicateurs sont renforcés par le profil de l'ensemble des militants : 57,6 % des membres du Parti ont une formation universitaire et ce pourcentage augmente d'années en années (+1,4 % en 2024), ce qui confirme une tendance évidente vers la professionnalisation et la méritocratie interne.
En ce qui concerne la structure de l'organisation, 74 000 nouvelles cellules de base ont été créés en 2024, ce qui élève le nombre d'organisations de niveau primaire à 5 250 000. Cela garantit que le Parti soit présent dans tous les coins du pays et agisse non seulement comme une entité de direction, mais aussi comme outil de cohésion, de gestion locale et de mobilisation sociale. Cette capillarité est l'une des clés de l'efficacité du modèle chinois.
Malgré ces réussites, le Parti a des choses améliorer : la représentation des femmes et la participation des minorités ethniques.
Les femmes représentent 30,9 % des militants, un chiffre en augmentation (+05 % en 2024) mais encore en dessous de sa représentation dans la population en général. Cela suggère que, même s'il y a une importante avancée, il faut continuer à renforcer les politiques d'inclusion et de promotion de la femme dans le Parti et ses structures de direction.
Dans le cas des minorités ethniques, et représente 7,7 % des militants, un chiffre inférieur à leur représentation dans la population. Le défi est double : élargir les opportunités de formation et de direction pour les communautés qui n'appartiennent pas à l'aide ethnie han et en même temps, continuer à renforcer le principe d'unité nationale dans la diversité culturelle.
Le bilan général important : le PCC continue à être une force politique vivante, disciplinée, en expansion et de plus en plus préparée. Sa capacité à attirer des jeunes éduqués, des travailleurs engagés dans le développement du pays, sa profonde implantation territoriale et sa vision stratégique à long terme le renforce en tant que pilier de l'avancée de la Chine.
Ses réussites ne sont pas seulement Techniques, ni conjoncturelles : elles sont le fruit d'une ligne politique claire, cohérente et passer sur les principes du socialisme. Ce modèle, loin d'être un simple système de gestion, représente une alternative réelle au néolibéralisme en démontrant qu’il est possible de combiner croissance et stabilité, qu'il est possible de garantir l'équité et la répartition sociale et d'avancer vers le socialisme en conservant l'efficacité économique et que la souveraineté nationale avec l'ouverture sur le monde et la défense du multilatéralisme est possible.
Source en espagnol :
https://www.resumenlatinoamericano.org/2025/07/10/china-el-partido-comunista-motor-del-espectacular-progreso-chino/
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