Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Pérou: Jamais on ne pourra me faire taire. Je suis un président de la République séquestré

20 Juillet 2025, 16:23pm

Publié par Bolivar Infos

Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos

Pendant l'audience de son procès oral pour soi-disant délit de rébellion et abus d'autorité et pour tentative ratée de coup d'Etat le 7 décembre 2022, l'ancien président Pedro Castillo a eu un vif échange avec les magistrats de la cour suprême.

Le moment le plus intense a été quand l'ancien président a critiqué directement la juge Norma Carbajal parce qu'elle essayait de le faire taire en l’interrompant au moment où il devait s’accréditer devant les magistrats. « Voulez-vous me couper le micro, docteur? Vous pouvez me couper le micro, mais vous ne pourrez jamais faire taire ma voix... je suis un président de la République séquestré dans ce tribunal, » a-t-il déclaré.

Cette intervention s’est produites après que Castillo ai dénoncé le fait que malgré les indications médicales demandant de réduire le temps pendant lequel il reste assis, il reste jusqu'à quatre heures par jour dans cette salle, ce qu'il a qualifié comme une « forme de torture » : « Vous connaissez mon état de santé. Le médecin dit de faire tout mon possible pour rester le moins possible assis, mais je reste ici presque quatre heures par jour. Si ce n'est pas de torture, dites-moi ce que c’est. »

De plus, a affirmé que le ministère public n'a pas pu prouver le délit pour qu'il ait imputé : « le 4 mars, j'ai eu connaissance du fait qu'il rejeté ce procès. Presque 50 sessions se des se sont déroulés et le temps m'a donné raison.  De même que le délit de rébellion ne s’est pas inscrit dans le cadre de l’article 346. Mes coaccusés n’ont rien à voir ici », a-t-il souligné.

En outre, il a accusé ceux qu'il considère comme étant protégés par la justice alors qu'il se trouvent dans des « stations balnéaires. » Il faut rappeler que lors des sessions passées, il aurait accusé indirectement Vladimir Cerrone de collusion avec le fujiorisme pendant qu'il était en fuite. Il a même qualifié le juge suprême César sans Martin « d'injuste »: « Si j'étais un col blanc, je serais ailleurs, dans un bunker ou dans une station balnéaire en train de planifier quelle couverture nous allons sortir et quels seront les titres de la semaine. Je suis ici pour plaider la cause de ceux qui n'ont jamais été écoutés. Je rejette ce procès, je le dis : monsieur César San Martin incarne l'injustice au Pérou. »

Source en espagnol:
https://www.resumenlatinoamericano.org/2025/07/19/peru-pedro-castillo-protagoniza-tenso-intercambio-de-palabras-con-jueces-jamas-podran-callar-mi-voz-soy-un-presidente-secuestrado/

URL de cet article: