Venezuela: Dans l’objectif de Washington
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos
La désignation de Marco Rubio comme secrétaire d'État des États-Unis a marqué un point d'inflexion dans la politique étrangère envers l'Amérique latine et les Caraïbes. Son arrivée à ce poste a revitalisé un ordre du jour d'ingérence qui a le Venezuela, Cuba et le Nicaragua comme principaux objectifs. Sous son administration, le discours qui présente le Gouvernement vénézuélien comme une menace pour la sécurité régionale a pris une tournure plus agressive.
Ces derniers mois, ce récit s'est renforcé avec des thèmes comme le « train d’Aragua », la réactivation du soi-disant « cartel des soleils » et des opérations de faux drapeau dans les zones frontalières. Ces éléments font partie d’une stratégie plus large destinée à créer des tensions internes et externes qui justifieraient une intervention, qu'elle soit diplomatique, économique ou militaire.
Lequel le plus récent s'est présenté le 18 février, car le Guyana a dénoncé une soi-disant attaque contre ses troupes sur le fleuve Cuyuní, dans l’Esequibo vénézuélien. Selon le gouvernement Guyanais, six soldats ont été blessés par des hommes armés, « vénézuéliens ». Caracas, à démenti, catégoriquement cette accusation en la qualifiant en deux « montage » et un indiquant qu'elle faisait partie d'une opération de faux drapeau. Le chancelier Yvan Gil a dénoncé le fait que cet incident était destiné à justifier la militarisation de la zone avec le soutien du Commandement Sud des États-Unis.
L'ordre du jour s'est renforcé le 27 mars avec la visite de Marco Rubio au Guyana où il a signé mémorandum d’entente avec le président Irfaan Ali. Cet accord, centré sur la coopération en matière de sécurité, et perçu comme un mécanisme destiné à augmenter la présence militaire des États-Unis dans la région sous prétexte de combattre le crime organisé. Rubio a mentionné la soi-disant présence du « train d’Aragua » au Guyana, un argument qui pourrait être utilisé pour justifier des opérations secrètes.
Le 15 mai, le Guyana, à nouveau dénoncé des affrontements dans des zones frontalière, non délimitée. La Force Armée Nationale Bolivarienne (FANB) à démenti ses accusations et les attribuées à une nouvelle opération de faux. La vice-présidente Delcy Rodríguez à prévenu que c'est fait, t'es destiné à créer un casus belli pour justifier une escalade militaire.
Sur la frontière avec la Colombie, avril, le président Nicolas Maduro a dénoncé l'inaction des autorités colombiennes face à l'augmentation des groupes illégaux, du trafic de drogue et de la violence qui traverse la frontière vers le Venezuela. Maduro a critiqué le silence du Gouvernement de Gustavo en signalant que les appels entre les forces de sécurité n'ont pas reçu de réponse.
Le 19 mai, le ministre Diosdado Cabello a annoncé une opération de sécurité qui a provoqué l'arrêt de 38 personnes parmi lesquelles 17 étrangers, accusés de planifier le sabotage des élections et des attentats à l’explosif. Selon Cabello, les personnalités avaient reçu un entraînement par militaires équateur étaient financés par le trafic de drogue, colombien lié à des figures comme Álvaro Uribe, Iván Duque et Juan Manuel Santos.
En juillet 2025, le Gouvernement vénézuélien a démantelé une conspiration internationale dirigé depuis la Colombie avec le soutien d’agences étasuniennes. Ce réseau, qui planifier des attentats terroristes, étaient liés à l'opposition vénézuélienne, dont Maria Corina Machado et à des personnalités politiques, colombiennes.
Le récit du « narco-Etat » à ressurgi avec la déclaration de culpabilité de Hugo "El Pollo" Carvajal devant une cour de New York. Carjaval, accusé de trafic de drogue, a été présenté comme faisant partie du « cartel des soleils », un récit utilisé traditionnellement par Washington pour justifier des sanctions contre le Venezuela.
María Corina Machado a renforcé son discours en accusant sans preuve le Gouvernement vénézuélien d'être allié à la Russie et à l’Iran et de posséder des drones de combat. Cette déclaration coïncide avec la révélation d'une opération d'espionnage lors de laquelle un ancien vice-président de PDVSA, Armando José García Miragaya, avait fourni des informations stratégiques au FBI sur des infrastructures clés comme la raffinerie de Amuay et le barrage de Guri.
Des médias comme le New York Post et le New York Times on amplifié ses accusations fondées contre le Venezuela. En mars, le Post publiait un article qui liait le Gouvernement au trafic de drogue, tandis que Bret Stephens, dans le Times, plaidait pour une « diplomatie coercitive » et même l'utilisation de la force en suivant le modèle de l'invasion de l'Irak en 2003.
Cette stratégie est destinée à instaurer l'idée que le Venezuela est une menace pour la région et à aplanir le terrain pour des sanctions plus dures ou une intervention militaire. Ce schéma rappelle la justification de l'invasion de l'Irak basée sur des mensonges. Avec des individus comme Rubio stimulant ce récit, les pressions sur le Venezuela ne semblent pas diminuer.
(avec des informations de Mission Vérité)
Source en espagnol :
http://www.cubadebate.cu/noticias/2025/07/05/venezuela-en-la-mira-de-washington/
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