Bolivie: La droite et l'empire à l’attaque
Par Hedelberto López Blanch.
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar Infos
L'offensive générale de la droite bolivienne qui a le soutien des médias, hégémonie, occidentaux, la crise économique qui s'est accentuée ces derniers temps et la division interne des forces de gauche, présente un panorama défavorable pour que les mouvements démocratiques puissent retenir, aux élections du 17 août, un Gouvernement qui a travaillé pour le peuple pendant 20 ans.
Le Gouvernement des États-Unis et les puissantes compagnies minières, pharmaceutiques et militaires de ce pays cherchent à s'approprier les riches gisement de lithium, de gaz et la biodiversité du pays et, pour cela, utilisent des individus et des millionnaires qui font partie de l'élite bolivarienne et sont prêts à s'approprier le pouvoir.
Des messages permanents sur la crise économique et financière (avec des signes qui montrent qu'elle est provoquée de l’étranger), de nombreux sondages réalisés par des compagnies occidentales qui donnent l'avantage aux candidats de droite contre ceux de gauche ainsi que la division interne du Mouvement Vers le Socialisme (MAS) sont exaltés par les médias hégémoniques pour décourager la population et préparer le scénario en vue de renverser les forces progressistes aux élections.
Les candidats aux élections présidentielles sont : son: Andrónico Rodríguez, pour Alliance Populaire; Max Jhonny Fernández, pour l’Alliance Force du Peuple; Manfred Reyes Villa, pour Autonomie pour la Bolivie Súmate; Jorge “Tuto” Quiroga, por l’Alliance Liberté et Démocratie; Rodrigo Paz Pereira, pour le Parti Démocrate Chrétien; Carlos Eduardo del Castillo, pour le parti au pouvoir MAS et Samuel Doria Medina, pour l’Alliance Unité.
Selon les derniers sondages, le candidat de droite Medina (24,5 %), l'ancien président Jorge Quiroga (22,9 %) et Rodrigo Paz (7,6 %) serai en tête, suivie par le candidat de gauche Andrónico Rodríguez avec 7,4 % et l'ancien militaire Manfred Reyes Villa (7,2 %).
Comment on le sait, en Bolivie, 25 % de la population n'est pas pris en compte dans les sondages parce qu'il s'agit d'un suffrage rural dispersé. Ces communautés se réunissent et décident de voter pour un candidat mais on ne sait pas encore si elles voteront nul, comme le préconise Evo Morales ou si elle voteront pour Andrónico. Quel qu'il soit, le gagnant devra compter avec la population indigène comme c'est arrivé en 2020 avec l'élection de Luis Arce Catacora.
Analysons certaines caractéristiques des trois principaux candidats de droite :
- Samuel Doria Medina est un patron multimillionnaire et c'est l'ancien ministre qui a essayé trois fois d'être président. Patron d'une chaîne d'hôtels et de la franchise de Burger King en Bolivie, il souhaite se rapprocher étroitement du président des États-Unis, Donald Trump. Il prévoit l'abolition des subventions sociales et la fermeture des entreprises d’État.
Avec l'aide de Washington, il contrôle de nombreux médias pour influencer les électeurs. Son éventuel triomphe amènerait la chute du niveau de vie de la population, l'augmentation des inégalités, l'escalade des protestations populaires et l'aggravation de la criminalité.
- Jorge «Tuto» Quiroga À étudier l'ingénierie industrielle à l'université du Texas, travailler pour la multinationale, IBM et s'est marié avec l’Etasunienne Virginia Gillum.
En 1988, il est rentré en Bolivie et a rejoint le parti Action démocratique, nationaliste fondée par le dictateur Hugo Banzer. Il a occupé des postes au F. FMI, à l'Banque à la Banque mondiale et à la Société andine de développement. En 1997, il a été vice-président sous la dictature de Banzer. Il lui a succédé en tant que président d’août 2001 à août 2002.
S'il devenait président, son gouvernement serait comme un protectorat des États-Unis qui contrôleraient les richesses naturelles boliviennes tandis que les programmes sociaux de santé, d'éducation et de culture seraient réduits.
- Quant à Manfred Reyes Villa, c’est un ancien capitaine passé à la vie politique dans le parti créé par Hugo Banzer. Il a gagné plusieurs élections en tant que conseiller et maire de Cochabamba avec le soutien des forces de droite et des forces fascistes et grâce à la gestion sale des médias qu’il contrôle. Un tribunal bolivien l’a déclaré coupable d'avoir touché des pots-de-vin et l’a condamné, en 2016, à cinq ans de prison. Pour éviter ce châtiment, le corrompu s'est caché aux États-Unis pour revenir plus tard à La Paz.
Andrónico Rodríguez, l'ancien président du Sénat, a été désigné comme candidat par la gauche après la division du M. A.S.
Mais on ne peut ni que le plus gros dégâts pour les forces progressiste a été la division du Mouvement Vers le Socialisme (M.A.S) qui représente un énorme danger pour les forces démocratiques de gauche et ouvre la porte, si rien ne change, à la victoire de l'opposition de droite aux élections présidentielles.
L’obstination de l'ancien président Evo Morales à se présenter pour un troisième mandat (bien que la Constitution l’interdise) et ses oppositions à l'actuel président Luis Arce a été coup dur pour le peuple bolivien qui pourrait perdre, avec un éventuel Gouvernement de droite et pro-Etats-Unis, tous les bénéfices qui ont été obtenus pendant ces 20 dernières années.
Comme l'a dit le président Arce après avoir renoncé à se présenter à un nouveau mandat, ce qui était essentiel, c'est l'union d'efforts progressiste pour vaincre les assauts de la droite.
Espérons que pour le bien du peuple bolivien et de l'union latino-américaines, les forces de gauche réussissent à s’en remettre, en cette année du 200e anniversaire de l'indépendance du pays.
Source en espagnol :
https://www.resumenlatinoamericano.org/2025/08/15/bolivia-la-derecha-y-el-imperio-al-ataque-en-bolivia/
URL de cet article :
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