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Pensée critique : le Brésil a changé, pas les États-Unis

3 Août 2025, 17:16pm

Publié par Bolivar Infos

 

Par Gustavo Veiga

Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar Infos

La dictature brésilienne a inauguré en 1964, une série de coups d'Etat militaires qui se sont déchaînés en Amérique du Sud. Leur hiérarchie militaire, avec le soutien total des États-Unis, ont imaginé et mis en œuvre le plan Condor qui s'est étendu sur tout le continent pour assassiner ou faire disparaître des cadres politiques. En outre, ils ont apporté un soutien logistique à partir de l'ambassade à Santiago-du-Chili elle-même pour que le renversement de Salvador Alendei, en 1973, se concrétise. Sur cette alchimie entre le département d’État (à cette époque, dirigé par Henry Kissinger) et le pouvoir des forces armées soumises à Washington s'est construit un appareil répressif dans la région pendant la guerre froide. Le communisme, comme maintenant –sans schémas d’analyse– était l'ennemi qu'il fallait exterminer.

Mais le Brésil n'est plus ce Brésil, sans entrer dans les détails. Lula, un président démocratique élu trois fois par son peuple et qui sera élu pour un quatrième mandat en 2026, gouverne. Ceux qui n'a pas changé, c’est la politique d'ingérence des États-Unis. Avant, on appliquait des méthodes sanglantes. Au XXIe siècle, c'est le même département d'État, contrôlé par Marc Rubio, un faucon de la Maison-Blanche, qui s'occupe de cela mais grâce aux lois extra territoriales du Congrès ou à la persécution d’une autre dépendance clé à Washington : le département de la justice. Ce sont des formules de basse intensité dans ce qu'ils appellent l’arrière-cour de l’empire.

Les méthodes sanglantes ont aussi été remplacées par d'autres non sanglantes. Une espèce de terrorisme d’Etat 2.0 avec des pressions, des bonnes, cotes, des droits de douane à la hausse et beaucoup d'explosions virtuelles. Ni politique des canons, ni du Grand Garrot, ni l'Alliance pour le Progrès. Les ingérence bien connues (souvenez-vous de ce que disait le futur ambassadeur en Argentine, Peter Lamelas, un presque vice-roi du Rio de la Plata) non pas de slogan en ce moment. Mais on garde le nom de la doctrine : Monroe. Elle va avoir 202 ans en décembre prochain.

Personne ne reste sain et sauf s'il ne rend pas hommage aux États-Unis. Ni les présidents en exercice ou à la retraite, ni un juge comme Alexandre de Moraes, membre du Tribunal Fédéral Suprême. Il entre dans le même panier que les individus de la pègre passibles d'extradition ou les dirigeants du football, comme c'est arrivé en 2015, avec la FIFA Gate. Trump n'est pas Nixon, il n'est pas non plus Reagan, pour ne nommer que deux anciens présidents du même Parti Républicain. L'ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures des pays de l'hémisphère à des fins géopolitiques et sous n'importe quel prétexte est constante et inaltérable. Dans le cas du Brésil, avoir intégré les BRICS ou avoir jugé et condamné Bolsonaro pour avoir organisé un coup d'Etat.

Source en espagnol :

https://www.resumenlatinoamericano.org/2025/07/31/pensamiento-critico-brasil-cambio-estados-unidos-no/
URL de cet article :

https://bolivarinfos.over-blog.com/2025/08/pensee-critique-le-bresil-a-change-pas-les-etats-unis.html