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Venezuela : Qu'est-ce qu'une opération de faux drapeau ? Leur utilisation contre le Venezuela

19 Septembre 2025, 14:11pm

Publié par Bolivar Infos

 

par Ricardo Pose

Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar Infos

Une opération de faux ou « faux positif » est une opération secrète conçue pour apparaître comme si elle était menée à bien par une autre entité. Ce nom vient du concept militaire de lever de fausses couleurs, c'est-à-dire le drapeau d'un autre pays.

Les actions de faux drapeau ou « faux positifs » sont des actions du renseignement et du contre-espionnage que les États-Unis utilisent depuis des années contre le Venezuela. 

Le mercredi 17 septembre, le ministre de l'Intérieur, de la justice et de la paix du Venezuela, Diosdado Cabello, a dénoncé le fait que les autorités des États-Unis cherchent à créer un faux positif qui relie le Venezuela au trafic de drogue, un récit qu’il a qualifié de faux et de manipulé.

« Dans le fond, ce qu’ils veulent le faire, c'est mettre des drogues dans un bateau vénézuélien. Les pêcheurs des Caraïbes, ils les ont condamnés à mort, » a affirmé Cabello, mettant un évidence une nouvelle opération de faux drapeau de Washington contre le Venezuela.

Tout au long de l'histoire, ces opérations ont été menées à bien pour justifier des mesures répressives ou des attaques militaires devant l'opinion publique, dans des scénarios de guerre ou de lutte des mouvements populaires contre des Gouvernements de droite.

Cela peut être l'infiltration d'agent des forces de sécurité parmi les manifestants pour provoquer des incidents et justifier la répression de la police comme on a pu le voir récemment dans les mobilisations contre le Gouvernement de Javier Milei en Argentine.

Opérations de faux drapeau au XXe siècle

Par exemple, en Italie, cette tactique a été connue comme stratégie italienne de tension (dans le cadre de l'opération au niveau européen opération Gladio) dans laquelle plusieurs attentats, dans les années 70, ont été attribués à des organisations de gauche, mais avaient été, en réalité, réalisé par des organisations d’extrême-droite en coopération avec les services secrets italiens.

En 1962, a eu lieu l’opération Northwoods, organisé par le département de la Défense des États-Unis pour trouver un prétexte à l'invasion de Cuba en menant à bien des sabotage simulés de bases ou des enlèvements en territoire étasunien pour en attribuer la responsabilité à Cuba. 

En 1964, le gouvernement de Lindon B. Johnson a dénoncé des attaques du Vietnam du Nord contre le destructeur USS Maddox, ce qui a motivé l'intervention massive des États-Unis dans cette guerre, en passant des 60 000 soldats qui opérer déjà au Vietnam, à 500 000.

Une enquête posture, arrivée que cette attaque n'était jamais arrivé. La justification des États-Unis quand ils ont admis que le soir de cette soi-disant attaque, il n'y avait pas de bateau vietnamien dans la zone, a été qu'ils s'était basés principalement sur des interceptions de communication mal interprétées.

En 1973, au Chili, a été mené à bien le plan Z. La dictature de Pinochet avait ordonné de répandre la rumeur d'un assassinat d'un enlèvement de civils et de militaires opposés au Gouvernement de Salvador Allende par des groupes de gauche pour donner prise à la justification de la répression militaire.

En 1977, la dictature civile militaire, Argentine à enlever deux religieuses françaises, Léonie Duquet et Alice Domon, en prétendant qu'elles avaient été enlevé par les Montoneros. La dictature a publié des photos des religieuses prises à l'ESMA avec un drapeau du groupe de guérilléros.

De 1979 à 1983, les services secrets israéliens ont mené à bien une campagne d'attentats à la voiture piégée à grande échelle qui a causé la mort de centaines de Palestiniens et de Libanais, pour la plupart des civils. L'objectif était d'accuser l'OLP d'en être responsable pour justifier une invasion Liban.

L'invasion de l'Irak en 2003, dirigé par les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie et la Pologne, a débuté le 20 mars avec l'objectif de « désarmer le pays d'armes de destruction massive » et de renverser le régime de Saddam Hussain, bien que ces armes n'aient jamais été trouvées.

L'Amérique latine et les Caraïbes vont tes victimes de cette stratégie: elle a subi l'invasion de la république Dominic, en 1965, l'intervention à La Grenade en 1983, l'action militaire au Panama en 1989, ainsi que des opérations secrètes au Honduras, au Guatemala, au Chili et dans d'autres pays.

Le site Mission Vérité, note que « un rapport du service d'enquête du congrès des États-Unis lui-même, note qu’entre 1991 et 2002, Washington a exécuté au moins 251 interventions militaires dans différentes régions du monde. Cela porte à 469 le chiffre total d'intervention reconnues officiellement. »

Pour Mission Vérité, la reconnaissance officielle des interventions militaires depuis 1798 par le Congrès confirme qu'il ne s'agit pas de faits isolés mais d'une pratique historique et systématique.

Actions de faux drapeau contre le Venezuela

Le 9 septembre 2025, un communiqué officiel du ministère du pouvoir populaire pour la défense du Venezuela alertait sur une manœuvre destinée à fabriquer un incident ou faux positif, autour d'un soi-disant hélicoptère des États-Unis dans les eaux sous juridiction vénézuélienne.

L'institution prévient que cette opération devrait servir « de prétexte pour justifier une escalade d'agressions militaires contre notre nation comme l’impérialisme étasunien l’a fait dans d'autres épisodes historiques comme celui du golfe du Tonkin, en 1964. »

Le communiqué dénonce une campagne perverse organisée sur les réseaux sociaux par des secteurs d’extrême-droite et informe l'opinion publique nord-américaine, la communauté internationale et le peuple vénézuélien de cette action, en cherchant à briser le blindage médiatique.

Venezuela : Faux positif d'un hélicoptère des États-Unis près de ses côtes

Communiqué du Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela, 9 septembre 2025

Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar Infos

La Force Armée Nationale Bolivarienne informe l'opinion publique des États-Unis d'Amérique, la communauté internationale et le peuple vénézuélien, qu’une perverse campagne sur les réseaux sociaux, organisée par des secteurs de l'extrême droite, a diffusé une information qui indique la soi-disant présence d'un hélicoptère des États-Unis, à proximité de l'un des territoires insulaires du Venezuela: ce qui comporte la possibilité que les mêmes forces armées des États-Unis puissent causer des dégâts à cet avion pour provoquer et fabriquer un incident ou faux positif. Ce qui précède servirait de prétexte pour justifier une escalade d'agressions militaires contre notre nation comme l’impérialisme étasunien l'a déjà fait lors d'autres épisodes historiques comme celui du golfe du Tonkin, en 1964, dans lequel ils ont prétendu que leurs bateaux avaient été attaqués par des unités flottantes du Vietnam du Nord pour justifier une augmentation de leur participation à la guerre de ce pays.

Sans aucun doute, cette fausse information fait partie des opérations psychologiques contenues dans le manuel de guerre traditionnel des États-Unis et destinées à créer des scénarios fictifs comme condition préalable pour des interventions armées, dans ce cas, sous le faux prétexte de la « lutte contre le trafic de drogue », alors qu'en réalité, on cherche, au Venezuela, un changement de régime forcé qui entraînerait à son tour la région dans un conflit aux conséquences imprévisibles.

Nous rejetons catégoriquement ces actions bellicistes et de guerre cognitive orchestrées par le Secrétaire d'État nord-américain Marco Rubio et Mauricio Claver- Carone qui continue à chercher à créer la déstabilisation et l'angoisse parmi la population et nous exigeons leur  cessation immédiate.

C'est pourquoi, suivant les grandes orientations du citoyen Nicolas Maduro Moros, président constitutionnel de la République Bolivarienne, du Venezuela, notre commandant en chef, nous nous attachons à la tradition pacifiste de l'État vénézuélien mais en même temps à l'irréductible détermination de défendre l'intégrité de notre territoire avec fermeté et sérénité dans une fusion populaire, militaire et policière parfaite pour garantir la liberté, la souveraineté et l'indépendance de la Patrie. Nous restons vigilants, en alerte maximale, et nous réaffirmons au monde que le Venezuela a des gens pour le défendre !

Le Venezuela n'est pas une menace, nous sommes l'espoir !
Chavez est vivant ! … La Patrie continue !
Indépendance et Patrie socialiste ! Nous vivrons et nous vaincrons !
Le soleil de Venezuela naît dans l’Esequibo ! 
Indépendance ou rien !… Loyaux toujours, traîtres, jamais !

Caracas, 9 septembre 2025

Vladimir Padrino Lopez
Général en chef

source en espagnol:
https://albaciudad.org/2025/09/venezuela-denuncia-el-falso-positivo-de-un-helicoptero-de-ee-uu-cerca-de-sus-costas/
URL de cet article:
https://bolivarinfos.over-blog.com/2025/09/venezuela-faux-positif-d-un-helicoptere-des-etats-unis-pres-de-ses-cotes.html

Le site Mission Vérité rappelle que « depuis février 2025, après l'investiture de Donald Trump et la confirmation de Marco Rubio au secrétariat d'État, la République Coopérative du Guyana est devenu l’endroit idéal pour organiser des opérations de faux drapeau. »

« Le 18 février, le Gouvernement de ce pays a diffusé la version d'une soi-disant attaque  du Venezuela sur les rives du Rio Cuyuni, sur le territoire de l’Esequibo. Cette dénonciation a été immédiatement démentie par le Venezuela. »

La version officielle fut diffusée par la police et la force de défense, guyanaise, bien qu'il n'ait jamais présenté de preuve concrètes. Le ministre de la Défense, Vladimir Padrino Lopez a prévenu qu'il s'agissait d'une campagne de faux positifs destinée à ouvrir un front de conflit dans la région.

Le Gouvernement bolivarien a qualifié cet épisode de montage grossier destiné à manipuler l'opinion publique et à couvrir les violation du droit international que commet le Guyana. Cet incident a été le premier signe d'un nouveau calendrier de provocations contre le Venezuela.

Le 31 août dernier apparaissait la fausse accusation d'une attaque contre un bateau qui transportait des fonctionnaires et des urnes pour les élections guyanaises. La FANB a dénoncé le fait que ces manœuvres s'inscrivent dans le contexte de l'opération militaire déployées par les États-Unis dans les Caraïbes sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue.

Le Venezuela affronte une agression multidimensionnelle qui utilise la manipulation de l'information, des opérations psychologiques dans le scénario d'une guerre en zone grise et la fabrication d'incident qui, pour le moment, ne trouvent pas d'écho dans l'opinion publique nationale.

Mais il est évident que toutes ces manœuvres ont deux objectifs qui vont ensemble : renverser la construction d'un État communal d'orientation socialiste et installer un Gouvernement allié des entreprises énergétiques nord-américaines qui aspire à accéder au pétrole vénézuélien.

Le communiqué de la FANB s’achèvera une adhésion à « la tradition pacifiste de l'État vénézuélien », mais affirme aussi avec sérénité « la détermination de défendre la souveraineté et l'intégrité du territoire, dans une fusion du peuple, de l'armée et de la police. »

Source en espagnol :
https://www.telesurtv.net/que-es-falsa-bandera-ee-uu-contra-venezuela/
URL de cet article :

https://bolivarinfos.over-blog.com/2025/09/venezuela-qu-est-ce-qu-une-operation-de-faux-drapeau-leur-utilisation-contre-le-venezuela.html