Venezuela: L’ opération Phoenix, un plan de la CIA pour infiltrer des agents
Traduction Françoise Lopez pour Amérique, latine-Bolivar Infos
Un haut fonctionnaire du Gouvernement de Nicolas Maduro a révélé que l’ Agence du Renseignement des États-Unis (CIA) avait planifié des infiltrations dans les Caraïbes, des sabotages internes et des opérations de « faux drapeau » pour justifier une agression militaire internationale.
Le gouvernement Venezuela, c'est une série d'accusation de haut niveau contre les États-Unis, qui inclut le démantèlement de multiples plan de l’Agence Centrale du Renseignement (CIA) destinés à destituer le président constitutionnel Nicolas Maduro.
La pièce centrale de ces dénonciations est ce qu'on appelle « l'Opération Phœnix », un plan qui, selon les autorités vénézuéliennes, est destiné à infiltrer des agents et à exécuter des mission de sabotage dans le pays.
Ces révélations, faites principalement par le ministre de l’ Intérieur, de la Justice et de la Paix Diosdado Cabello et par le président, Nicolas, Maduro en personne, montrent une escalade dans les tactiques de Washington pour obtenir un changement de Gouvernement à Caracas.
Infiltration dans les Caraïbes et sabotage interne
Selon Cabello, qui divulgue régulièrement cette sorte d'information dans son émission de télévision «Con el Mazo Dando», « L'opération Phoenix », est née de la frustration des États-Unis à cause de l'inefficacité de l'opposition politique intérieure vénézuélienne. Cette nouvelle stratégie, soi-disant «contournerait» la frontière avec la Colombie, fortement surveillée, et utiliserait des routes maritimes à travers des îles des Caraïbes comme Trinité Tobago, Aruba, Curaçao et le Guyana.
L'objectif déclaré de ces agents infiltrés serait, selon lui, d'exécuter des actes de violence que l'opposition n'a pas pu concrétiser comme des sabotages des infrastructures stratégiques, en particulier du système électrique national –historiquement, vulnérable– et des raffineries de la compagnie pétrolière d'État PDVSA.
- Attaque de postes de commandement de l’armée
- Installation de « faux laboratoires de drogues » dans des zones rurales pour, selon Cabello, « justifier une agression militaire internationale » du Venezuela sous le prétexte du trafic de drogue.
Cabello a relié cette soi-disant stratégie aux déclarations préalables du secrétaire d'État des États-Unis, Marco Rubio, qui avait qualifié de « ratées », les tâches de l'opposition vénézuélienne. Le haut fonctionnaire a suggéré que Washington avait opté pour l'infiltration directe face à l'incapacité des acteurs politiques locaux.
L'action du Venezuela
Avant les déclarations de Cabello, le Gouvernement de Nicolas Maduro avait déjà annoncé la capture de trois personnes certainement liées à la CIA et avait averti d'une opération de faux drapeau en mer des Caraïbes coïncidant avec des manœuvres militaires entre les États-Unis et Trinité et Tobago.
Maduro avait rappelé lundi dernier dans son émission, « Avec Maduro+ » le démantèlement de ce qu'il a décrit comme trois opérations terroristes spécifiques orchestrées par la CIA.
Selon le président, ces plans comprenaient une attaque de la Place du Venezuela de Caracas, une agression contre l'ancienne ambassade des États-Unis dans la capitale et un « plan d’auto-attaque » –typique d'une opération de faux drapeau dans laquelle on attaque ses propres intérêts pour incriminer l’ennemi.
Tout cela, alors que le peuple du Venezuela et la Force Armée Nationale Bolivarienne sont mobilisés en permanence « en défense de la souveraineté » et sur la base de ce qu'ils appellent « l'union civique et militaire. »
Faux drapeau
Maduro a affirmé que ces opérations ont été détectées grâce au travail du renseignement et ont provoqué la capture de plusieurs individus. Diosdado Cabello, dans son rôle de ministre de l'Intérieur, a affirmé que sur les détenus on avait saisi « des manuels d'exécution de la CIA » et des téléphones cellulaires avec des informations compromettantes, ce qu'il a qualifié « d'or pur » pour l’enquête.
En même temps, Maduro a avancé l'hypothèse d'un plan mis en marche par la CIA dans les eaux territoriales de Trinité-et-Tobago. Le président a affirmé que l'agence des États-Unis cherchait à attaquer « ses propres bateaux », pour ensuite accuser le Venezuela de l’incident.
« Qui allaient-ils accuser ? Qu’en pensez-vous? Si un bateau yankee explose dans les eaux de Trinité-et-Tobago, qui allaient-ils accuser ? » s'était demandé Maduro. Sa réponse a été que l'objectif était de « justifier une escalade et un affrontement entre peuples frères. » Et il a déclaré que ce plan avait été « vaincu » et a confirmer la capture de mercenaires liées à celui-ci.
Les autorités du Venezuela insistent sur le fait que le but final des États-Unis est le contrôle des vastes ressources naturelles du pays : « Ce que cherche la classe économique qui a le pouvoir aux États-Unis aujourd'hui, c'est le pétrole, le gaz et l'or du Venezuela. Ils veulent nos richesses, » a déclaré le président.
En même temps, Maduro s'est défendu des accusations de trafic de drogue que lance fréquemment Washington contre son Gouvernement. Il a affirmé que seul 5 % de la cocaïne produite en Colombie cherche à passer par le Venezuela et que son Gouvernement capturait et détruisait « presque tout » ce pourcentage en déployant une politique ferme contre le trafic de drogue.
Source en espagnol :
https://www.resumenlatinoamericano.org/2025/10/30/venezuela-operacion-fenix-revelan-plan-de-la-cia-para-infiltrar-agentes/
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