Venezuela : Moncada à l’ONU et les agressions yankees
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar infos
Récemment, le monde a été informé sur la dame « vénézuélienne » qui a reçu la dernière version du prix Nobel de la paix. Évidemment, le véritable « comité » qui a attribué ce prix est le fameux « petit Marco », le secrétaire d'État des États-Unis Marco Rubio.
Voyant qu'il était impossible qu’on attribue ce prix à son chef, le Gouvernement des États-Unis a décidé de « faire une offre qu’il ne puisse pas refuser » au comité norvégien, dans le meilleur style de Vito Corleone : ou tu attribues le prix à la Dame ou on impose 100 % de droits de douane à ton pays.
En 2015, ce prix fut attribué au président colombien Manuel Santos pendant une période pendant laquelle une partie de la longue guerre civile en Colombie s'est arrêtée. En 2020, ce prix fut attribué au Programme Mondial pour les Aliments à cause de ses efforts pour combattre la faim. Connait-on des actions semblables réalisées par la Dame qui a reçu le prix en 2025 ?
En 2025, il y avait une multitude de candidats qui étaient parfaitement adéquats pour ce prix, en particulier dans le contexte du génocide à Gaza, l'événement qui a le plus mobilisé la totalité de l'humanité en faveur du peuple palestinien. Nous avons les journalistes assassiné ou blessés, les fonctionnaires des organisations de secours, les ambulanciers, les médecins, les organisations internationales qui ont réuni des documents sur le génocide et celles qui ont lutté pour un peuple soumis à un processus d'extermination comme madame Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés. Les exemples sont presque infinis.
Au lieu de quoi, et pour protéger le sionisme génocide, le prix a été réduit à un autre caprice de la géopolitique étasunienne. La figure de la « vainqueur » est pratiquement moribonde dans la politique domestique vénézuélienne. Cette personne, loin d'être une « figure unificatrice de l'opposition vénézuélienne » –comme le dit le comté norvégien– a travaillé fermement à diviser l'opposition de son pays et à pénaliser les différents acteurs politique de celle-ci en condamnant et en menaçant tous les secteurs d'opposition qui ont osé participer aux élections de 2025. C'est la même personne qui cherche une transition politique violente et destructrice de la démocratie qui existe au Venezuela vers une dictature que certaines puissances étrangères souhaitent imposer. Cette femme, politiquement usée au Venezuela, insiste pour arracher le pouvoir grâce à l'utilisation des instruments de guerre des États-Unis et en passant sur les corps assassinés des Vénézuéliens. Aux États-Unis du trumpisme, elle aurait déjà été accusée, jugée et condamnée pour trahison envers la Patrie, entre autres délits.
Mais ce fugace sujet du prix Nobel sera à la « mode » dans les débats pendant les prochains jours puis passera au second plan. Bien qu'il suscite l'intérêt de certains acteurs internationaux qui ont leurs problèmes internes et préfèrent distraire leur population avec des agressions contre le Venezuela, la véritable importance et la véritable capacité politique d'un acteur politique –dans n'importe quelle partie du monde– se mesure toujours à sa position nationale et domestique, et tous les « prix » Nobel ne changeront pas les réalités nationales et les dynamiques domestiques de cette dame.
Mais bon, ce qui est important pour les Vénézuéliens, c'est l'utilisation de cette figure et de son « prix », comme « cheval de Troie » pour que les États-Unis engagent une agression militaire contre le pays. La motivation est simple comme d'habitude avec les Yankees : le petit Marco souhaite « hériter » du manteau du trumpisme à la fin de cette sombre période de la politique des États-Unis et considère que la seule façon de pouvoir être « oint » en tant que successeur de l'actuel « Messi » du fascisme étasunien est de renverser le Gouvernement bolivarien –en passant sur les corps des Vénézuéliens, naturellement– et en offrant cela comme sacrifice à la communauté « de Miami » pour être considéré comme le « dauphin » du trumpisme pour ses bons et loyaux services.
Ce qui doit être important pour nous, ce sont les actions du peuple vénézuélien pour affronter ce terrible processus de reconquête de l'empire et de recolonisation en marche. Ce qui est fondamental pour les Vénézuéliens, c'est la signature d'un traité d'alliance stratégique avec la fédération de Russie ainsi que la préparation de la Force Armée Bolivarienne et des milice à affronter l’agression.
Ce qui est crucial, c'est « l’ Opération Indépendance 200 », une action qui prouve que la sanglante administration politique de Washington dans la société est plus divisée que jamais et s'affronte plus que jamais, envie intensément l'unité entre le peuple vénézuélien, sa force armée et son président. La droite qui fait de la « politique » dans ce pays dit que ce serait une « folie » de résister à l'invasion yankee mais serait la première à exiger le combat si l'invasion était le fait des Chinois ou des Russes. Mais le peuple vénézuélien est conscient qu'on doit résister aux inventions, quel que soit l’envahisseur.
Ce qui doit inspirer le peuple vénézuélien, ce sont les mots de l'Ambassadeur Samuel Moncada qui a défendu sa Patrie lors de la réunion du Conseil de Sécurité de l'ONU, le 10 octobre 2025 : « Qui peut croire que cette escalade militaire de grande ampleur dans les Caraïbes a pour fin le trafic de drogues? Les États-Unis sont désespérés parce qu'ils ne contrôlent pas toutes les sources de pétrole du monde et pensent que le pétrole du Venezuela leur appartient. Si le Venezuela ne possédait pas de pétrole, la menace militaire qui est sur le point de se concrétiser n'existerait pas… Nous alertons le monde sur le fait que si les États-Unis en viennent à attaquer le Venezuela et son peuple, s'ils en viennent à profaner notre territoire, nous avons le devoir sacré de défendre ce qui est à nous. »
« C'est pourquoi je lance un appel à tous les Vénézuéliens : la tragi-comédie du prix Nobel est une un sujet aussi éphémère que la dame qui l'a reçu elle-même. Seul l'ennemi principal du peuple vénézuélien : le Gouvernement des États-Unis, en ce moment sous l'influence du mesquin « petit Marco » doit nous importer.
La priorité de notre peuple est de répondre à la menace de la reconquête yankee, celle qui souhaite transformer Caracas et le reste du pays en une Bagdad, une Tripoli, une Beyrouth ou une Kandahar d'Amérique latine uniquement pour rétablir sa colonie antérieure et pour qu'un misérable individu puisse être l'héritier du trône dans un pays qui a déjà très clairement abandonné toute prétention de démocratie et est en train d'instaurer un régime fasciste, ce n'est pas moi qui le dis, mais le peuple yankee lui-même.
Souvenons-nous des paroles du commandant Chavez : « L'aigle ne chasse pas la mouche. »
Source en espagnol :
https://www.telesurtv.net/opinion/moncada-en-la-onu-y-las-agresiones-gringas/
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