Pensée critique : Le wokisme a été créé pour détruire la gauche
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar Infos
Ces dernières années, le terme « wokisme » gagné de la notoriété dans le discours politique et culturel en Occident et en Amérique latine. Souvent associé aux mouvements progressistes, de justice sociale, de conscientisation sur l'équité raciale et de genre et une forte critique des structures du pouvoir traditionnel, le wokisme se présente comme un idéal progressiste. Mais ceux qui pensent comme nous et comme Jose Miguel Villaroja que, loin de renforcer la cause de la gauche, cette idéologie a été conçue pour détruire la gauche de manière insidieuse en infiltrant la pensée marxiste et léniniste dans les universités et les mouvements sociaux en évitant la lutte de classe, sont nombreux.
La gauche traditionnellement, a lutté pour l'inclusion, la justice sociale et l'égalité des chances. Mais la montée du wokisme amène avec elle un langage et une pratique qui, même s’ils cherchent à démanteler les injustices génère aussi des divisions internes. Un point de vue exclusivement dogmatique et puriste du wokisme court le risque d'aliéner des alliés potentiels dans la lutte de classe pour le socialisme.
Est-il possible que ce qui a début comme une « noble cause », en défense de « l'équité » soit devenu une arme qui non seulement défie le système « patriarcal » mais met aussi en échec la gauche elle-même ?
La manière dont certains groupes ont géré leurs critiques envers des personnalités de la « gauche » qui ne respectent pas les standards woke en est un exemple évident. Au lieu de travailler ensemble vers un objectif commun, on défie même ceux qui ont consacré toute leur vie à la lutte pour la lutte sociale et le socialisme. Ce point de vue a conduit à la fragmentation en affaiblissant la force de la coalition qui représentait traditionnellement la gauche.
Toute une école comme la « french theory » a travaillé avec la CIA pour détruire le marxisme dans les universités dans la culture. Nous avons publié à ce sujet les textes du sociologue français Michel Clouscard et sa critique du libéralisme libéral libertaire.
L'icône féministe étasunienne Gloria Steinem était un agent anti communiste de la CIA qui a empêché le mouvement féministe de débattre de la classe sociale et se limite uniquement au genre. » (Chris Jeffries, HR News)
En outre le wokisme, en se centrant sur des questions identitaires aux dépends d'une perspective matérialiste et socio- économique détourne l'attention des problèmes qui ont le plus affecté les classes ouvrières.
Les inégalités économiques, l'exploitation au travail, l'accès à l'éducation, à la santé, au logement, les guerres impérialiste, la souveraineté alimentaire, la nationalisation des recherches naturelle et stratégique ainsi que la lutte contre le changement climatique sont des problèmes qui exige un point de vue unitaire et collaboratifs. Mais la focalisation constante sur les identités marginalise et divise ces luttes de classe essentielles.
Il ne s'agit pas d'ôter de l'importance à la lutte pour les droits de ce qu'ils appellent « les minorités » (ce terme devrait aussi être analysé). Au contraire, il est important de reconnaître et d'aborder ces luttes. Le véritable défi se situe dans l'intégration de ces discussions sur les identités dans la lutte de classe et la lutte pour le socialisme comme cela a toujours été le cas quand le socialisme à triompher à URSS, en Chine, à Cuba, ou dans les pays d'Europe de l’Est.
Source en espagnol :
https://albagranadanorthafrica.wordpress.com/2025/11/04/jose-miguel-villaroja-el-wokismo-se-ha-creado-para-destruir-a-la-izquierda/
URL de cet article :