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Venezuela : Trump offre le brut vénézuélien aux compagnies pétrolières étasuniennes

18 Décembre 2025, 17:39pm

Publié par Bolivar Infos

 

par Carlos Cabrera 

Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos

Le Gouvernement a sondé des compagnies comme ExxonMobil et ConocoPhillips pour qu'elles reprennent leurs opérations dans une situation de changement de Gouvernement.

Le Gouvernement du président Donald Trump a pas pris des contacts directs avec les grandes compagnies pétrolières des États-Unis pour explorer un éventuel retour au Venezuela une fois que le président Nicolas Maduro aura été renversé, révèle un média étasunien.

Selon le reportage, le Gouvernement des États-Unis a sondé des compagnies comme ExxonMobil et ConocoPhillips sur leur disposition à reprendre des opérations en territoire vénézuélien dans une situation « Post-Maduro. » Mais  leur réponse a été négative à cause du faible prix du brut, de l'instabilité créée par les sanctions et du risque politique associé à une stratégie de changement de régime mise en place par Washington.

Cette initiative, dirigée par le département d'État, constitue une nouvelle preuve du fait que l'escalade de pressions diplomatiques, militaires et économiques sur le Venezuela est directement liée au contrôle de ses vastes ressources énergétiques en particulier de la plus importante réserve prouvée de pétrole du monde.

L'article souligne que les prix internationaux actuels du brut, proches de leur plus bas niveau depuis cinq ans, accordent à Trump une marge de manœuvre inhabituelle pour intensifier les pressions sur Caracas sans craindre immédiatement une hausse du prix du combustible sur le marché interne des États-Unis.

En même temps, ces prix dissuadent les entreprises privées d'investir des milliers de millions de dollars dans une industrie vénézuélienne frappée par des années de sanctions et un blocus financier mais  qui reste vitale grâce aux patriotisme et au souhait collectif de ses techniciens et de ses travailleurs de la préserver au bénéfice de la nation bolivarienne et de son modèle de développement équitable, et non au profit des puissances hégémoniques.

« Il n'y a pas beaucoup d'intérêt de la part de l'industrie, » admet une source citée par le média étasunien, et elle signale qu'il existe des options plus rentables et moins risquées dans d'autres pays, alors que le Venezuela continue à être l'objet d'une politique agressive de blocus et de menaces.

Le reportage confirme, en outre, que des fonctionnaires étasuniens ont facilité fin novembre, une réunion à Washington dirigée par le ministre de l'énergie, Chris Wright, et à laquelle ont participé des représentants de compagnies pétrolières étasuniennes et des représentants de secteurs de l'opposition vénézuélienne pour discuter d'un éventuel retour des entreprises dans de nouvelles conditions politiques.

Parallèlement à ces contacts, Trump a annoncé publiquement un blocus naval contre les bateaux qui transportent du pétrole Vénézuélien et a affirmé que les États-Unis « ne permettront pas qu'un régime hostile garde notre pétrole, » une déclaration de Caracas et certains Gouvernements du monde ont qualifiée de menace directe pour la souveraineté et d'acte de piraterie moderne.

La coïncidence entre le blocus des pétroliers, les opérations militaires des États-Unis dans les eaux de la région et les contacts avec des entreprises énergétiques, renforcent, selon certains analystes, la thèse que la politique envers le Venezuela répond à une stratégie de pression intégrale destinée à forcer un changement de Gouvernement favorable aux intérêts énergétiques de Washington.

Bien que des entreprises comme Chevron continuent à réaliser des opérations limitées sous des licences spéciales, la plus grande des compagnies pétrolières étasuniennes rappelle les expropriations survenues sous le gouvernement du commandant Hugo Chávez et reste prudente face a la possibilité de réinvestir dans un pays soumis à des sanctions, à des menaces militaires et à des tentatives permanentes de déstabilisation.

Des experts cités par le média étasunien préviennent qu'il existe une brèche importante entre les désirs de la Maison-Blanche et la réalité économique et géopolitique.

À Caracas, le Gouvernement Vénézuélien a dénoncé de façon réitérée le fait que le blocus et les sanctions font partie d'une stratégie destinée à s'approprier ses ressources naturelles et a confirmé sa décision de maintenir ses exportations de brut, de défendre la libre navigation et de faire valoir le droit international.

La révélation de ces contacts s'ajoutent aux récentes condamnations internationales dont celle de la Russie et d'autres pays, qui alertent sur le danger d'une escalade majeure dans les Caraïbes et en Amérique latine, une région déclarée zone de paix par les organismes régionaux.

Source un espagnol :
https://www.telesurtv.net/trump-ofrece-crudo-venezolano-petroleras-eeuu/
URL de cet article :

https://bolivarinfos.over-blog.com/2025/12/venezuela-trump-offre-le-brut-venezuelien-aux-compagnies-petrolieres-etasuniennes.html