Venezuela: « Je suis le Président du Venezuela et je me considère comme un prisonnier de guerre »
Luigino Bracci, Alba Ciudad, 5 janvier 2026
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar Infos
Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a fait ses premières déclarations ce lundi 5 janvier devant le tribunal de New York, après son enlèvement par des commandos spéciaux de l'armée des États-Unis, dans une opération militaire exécutée en territoire vénézuélien deux jours auparavant. Le président s'est déclaré « prisonnier de guerre » et a rejeté catégoriquement les charges présentées contre lui, en réaffirmant sa condition de chef de l'Etat légitime de la République Bolivarienne.
« Je suis le Président du Venezuela et je me considère comme un prisonnier de guerre. Ils m'ont capturé dans ma maison à Caracas, » a déclaré le dirigeant vénézuélien devant le juge en décrivant les circonstances de son arrestation comme un acte militaire qui viole son immunité présidentielle et la souveraineté de son pays. Cette déclaration établit le cadre dans lequel Maduro interprète juridiquement sa situation : non comme un individu accusé de crime mais comme un président enlevé au milieu d'un conflit international.
La première combattante, Cilia Flores, s'est également déclarée innocente des charges présentées contre elle et a demandé une visite consulaire pour elle et pour le président Maduro.
Le défenseur de Maduro est Barry Pollack, un avocat expérimenté qui a défendu le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange.
Pollack a qualifié l'arrestation de Maduro d'enlèvement militaire » et il a déclaré à la presse qu’il ne cherchait pas la libération sous caution en ce moment mais qu’il pourrait le faire plus tard »!
Les graves blessures de Cilia Flores
Mark Donnelly, l'avocat de Flores, a dénoncé le fait que l'épouse du président « a subi des lésions importantes » pendant l'enlèvement donc des hématomes graves dans les côtes, raison pour laquelle il a demandé qu'on lui fasse des radios et une évaluation médicale.
Le juge a décidé que Maduro devra comparaître à nouveau devant le tribunal le 17 mars. Jusque-là, il restera sous surveillance.
Pour les charges présentées contre eux, le président et la première dame risquent de 20 ans de prison à la prison à perpétuité.
Source en espagnol:
https://albaciudad.org/2026/01/maduro-ante-tribunal-de-nueva-york-soy-el-presidente-de-venezuela-y-me-considero-prisionero-de-guerra/
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