Venezuela: L’erreur de calcul de Trump et de ses conseillers
Par Jose Gregorio Biomorgi
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar Infos
La caractéristique du pays qui a vu naître des personnages comme Bolivar, Miranda, Juana La Avanzadora, Sucre, Luisa Cáceres, Zamora, Chávez, parmi beaucoup d'autres héros de notre histoire, est d'être un pays rebelle qui a toujours rejeté la tutelle des puissances étrangères.
Le peuple de Bolivar est noble, pacifique, aimable et a ouvert les bras à tous ces frères, que nous avons reçus sur notre terre, dont beaucoup venaient de pays qui traversaient des situations complexes à un moment de leur histoire. Cela a été notre attitude pendant plus de 200 ans d'histoire républicaine.
Nous, les Vénézuéliens sommes des gens de paix. Nous aimons la paix. Nous encourageons la paix. Et nous défendons la paix par-dessus tout.
Ces derniers jours, le peuple du Venezuela a été victime d'une agression sans précédent dans son histoire. Une attaque disproportionnée, vile, lâche, sans aucune raison, dans laquelle plus de 100 personnes sont mortes et qui a créé la terreur et la stupéfaction parmi la population. Ce crime horrible peut bien être considéré comme un crime de guerre ou un crime contre l’humanité.
Dans un système judiciaire mondial impartial et équilibré, cet acte aurait eu des conséquences légales très sérieuses. Mais nous connaissons déjà le système dans lequel nous vivons dans lequel les règles de coexistence et de respect civique ont été complètement brisées et la loi du plus fort prédomine. Les sauvages les plus forts jouent à être Dieu. Mais ceci sera le sujet d’un autre article.
Plusieurs fois, nous avons répété qu'après la grande mobilisation militaire que les États-Unis avaient mise en place dans les Caraïbes sous le prétexte fallacieux de « la lutte contre le trafic de drogue », et qui s'est effondré par son propre poids, le Gouvernement Trump était tombé dans un piège très dangereux et duquel il allait être très difficile de sortir.
Etant donné l'échec de la politique de plus forte pression, l’un des scénarios qui étaient sur la table était la possibilité de lancer une attaque de faux drapeau pour avoir le prétexte nécessaire et pouvoir s'asseoir et discuter avec le Gouvernement bolivarien. Mais ce scénario supposait la recherche d'une solution intelligente qui aurait mis la prudence au-dessus de l'arrogance et de l’incompétence.
Douloureusement pour notre peuple, s'est imposée l’irrationalité, l'arrogance et l'action qui a été entreprise a été au-delà de l'inimaginable. On a exécuté une attaque démesurée contre des installations civiles et militaires dans laquelleplus de 100 personnes sont mortes et on a enlevé le président Nicolas Maduro et son épouse, la députée Cilia Flores.
Qu'y a-t-il derrière cette attaque? Quel était vraiment son intention ? Peut-être enlever le président Maduro et son épouse ? Que s'est-il passé après ce jour funeste qui passera dans l'histoire comme le jour de la honte américaine ?
Il est trop tôt pour donner des réponses précises à tant de questions. Mais une chose est sûre, comme l’a affirmé la présidente par intérim Delcy Rodriguez : « C'est une tache qui restera dans l'histoire entre le Venezuela et les États-Unis. » Mais revenons au fil de l'analyse que nous sommes en train de faire. Voyons les évènements qui sont survenus après la lâche agression.
1.–Le Tribunal Suprême de Justice du Venezuela, après avoir interprété la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela (CRBV) a demandé à la Vice-Présidente Exécutive, Delcy Rodríguez, de prêter serment en tant que présidente par intérim.
2.–Ensuite, la nouvelle Assemblée nationale (AN) élue en mai 2025 pour la période 2026–2031, a prêté serment.
3.–À la suite de cette cérémonie, l'Assemblée nationale a fait prêter serment à Delcy Rodríguez en tant que présidente par intérim comme le commande notre Constitution.
4.–Le Conseil de Sécurité de la « moribonde» ONU, malgré les délibérations et les positions honteuses et serviles de certains pays, a rejeté des arguments brandis par les États-Unis pour justifier cette lâche agression contre le peuple du Venezuela.
5.–Aux États-Unis ont commencé des attaques contre le Gouvernement Trump pour ce qu'ils considèrent comme une action violant les lois internes. À l'étranger, les critiques, même d’alliés des États-Unis, ont commencé et on a vu des mobilisations dans le monde entier contre les actions belliqueuses du Gouvernement Trump et une exacerbation du sentiment anti-étasunien.
6.–Trump et son équipe de suprémacistes ont donné rendez-vous aux grandes compagnies pétrolières du monde à la Maison-Blanche. Et le résultat de cette réunion a été au vu et au sud de tous. Certaines compagnies ont même rappelé à qu'elles avaient dû quitter le Venezuela après que pendant son premier mandat, il ait imposé des sanctions au pays.
7.–Le Sénat des États-Unis a approuvé une résolution destinée à limiter les incursions du Gouvernement Trump au Venezuela, qui, bien qu'elle ne soit pas contraignante, donne une preuve du rejet des actions de César, y compris par l'État profond.
Ils ont voulu montrer le président Maduro comme un trophée de guerre et celui-ci, avec son attitude courageuse et la tête haute, a renversé la situation et est devenu un symbole de dignité et de résistance. Comme l'a écrit quelqu'un, ils y sont allés pour un Noriega et ils sont repartis avec un Mandela.
L’assassinat de Renee Nicole Good à Minneapolis (Minnesota) par l’ICE menace de mettre le feu aux États-Unis qui sont au bord de la guerre civile que beaucoup ne veulent pas voir.
Le peuple du Venezuela, avec un degré de conscience et de maturité qui a surpris de demande entier, a compris ce qui est en jeu et s'est uni autour des autorités bolivariennes en restant calme, et en maintenant la paix, sans quitter les rues pour exiger la libération du président Nicolas Maduro et de son épouse.
Tout cela (sans laisser de côté les archives de Jeffrey Epstein) a déconcerté le Gouvernement Trump et ses faucons de guerre qui ont commencé à utiliser désespérément leurs mercenaires vénézuéliens serviles pour promouvoir un récit et instaurer des sujets sensibles comme celui des « prisonniers politiques » et des collectifs armés entre autres, et ont engagé une campagne sans quartier contre des personnalités historiques du chavisme en croyant qu'ainsi, ils arriveraient à nous diviser.
Que cherchent les faucons de la guerre ? Justifier devant l'opinion publique intérieure et à l’étranger une nouvelle agression contre le peuple du Venezuela. Nous ne parlerons pas pour l'instant des mercenaires vénézuéliens. L'histoire se chargera de les envoyer à l'endroit où ils méritent d’être: la poubelle.
Tout ce que nous avons dit précédemment nous conduit à une seule conclusion : l'agression vile et lâche contre le Venezuela est une erreur de calcul grave pour le Gouvernement Trump qui commence déjà à en payer la facture.
Il ne faut jamais sous-estimer une personne déséquilibrée à la tête de la plus importante, puissance de l'histoire de l'humanité, avec un égo sans limite et très sensible à la flatterie. Et encore moins si cette puissance étant déclin, et si le désespoir règne dans le temple de César.
Mais, avec les preuves qu'on a jusqu'à présent, personne ne doit avoir de doute sur le fait que l'opération de changement de régime au Venezuela à échoué, et que les erreurs de calcul d'un groupe de suprémacistes incultes et médiocres mais avec un pouvoir indéniable est en train de saper les bases de l’empire.
Que personne ne nous détourne de nos objectifs. Maintenir la paix au Venezuela. Sauver notre frères Nicolas Maduro et notre sœur Cilia Flores. Et continuer à renforcer nos capacités internes dans notre patrie libre et souveraine.
Nous en sortirons plus forts. Cela a été un coup très dur, il n'y a aucun doute. Nous vivons des temps difficile. Pas seulement au Venezuela, mais dans le monde entier. « L'hiver sombre » est arrivé. Mais même dans ces circonstances, nous vaincrons !
Source en espagnol :
https://www.resumenlatinoamericano.org/2026/01/18/estados-unidos-el-error-de-calculo-de-trump-y-sus-asesores/
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