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Venezuela: Le fils de Nicolas Maduro nous demande notre aide

10 Janvier 2026, 16:06pm

Publié par Bolivar Infos

Allocution du fils de Nicolas Maduro à la réunion de l’Internationale Antifasciste, 8 janvier  2026.

Traduction Françoise Lopez pour latine–Bolivar Infos

Bonjour, bonsoir à tous, à tous ceux qui nous écoutent et nous regardent à travers ces plate-formes de communication. Je tiens à remercier Rander, le chancelier, Tania, les ambassadeurs, les mouvements sociaux du monde entier pour leur présence ici aujourd'hui, pour leur soutien et pour leur écoute. Je vous remercie du fond du cœur au nom de mon père, au nom de Cilia, au nom de ma famille, au nom du Gouvernement de la Révolution Bolivarienne. Je vous remercie.

Regarder, il y a beaucoup de choses, beaucoup de choses dont il faut parler. Je vais essayer d'être concis et bref. Premièrement, la souveraineté nationale, l'immunité du Venezuela pour être un Etat souverain ont été violées. Excusez-moi, nous sommes en temps réel, ici il y a trop de choses. L'équipe d'avocats est en train d'écrire, la présidente par intérim écrit. Nous sommes ici attentifs à tous, donc, si  vous me voyez un petit peu vérifier mon téléphone, je n'ai pas l'habitude de le faire quand je parle, mais nous sommes en train de travailler en temps réel.

Bon, six jours ont passé, il faut corriger cela. 6,6,6. J'ai parlé aujourd'hui avec l'équipe de conseiller, et ceux qui sont arrêtés comptent à partir du jour 1, pas du jour zéro. C'est ce que nous a dit Alexa, certainement, qui en a l'expérience. Toute son équipe dit que cela fait cinq jours. Et elle dit « Non, nous les prisonniers, nous comptons à partir du jour 1 . » Et moi : « C'est bien, personne ne le discute. Alors, 6 jours se sont écoulés. Nous allons corriger demain sur les réseaux, nous allons mettre le jour 7 pour ne pas créer de confusion. Alors, 6 jours ce sont écoulés depuis l'agression, 7 jours de détention illégale, d'enlèvement de notre prisonnier de guerre Nicolas Maduro Moros et de notre prisonnière de guerre Cilia Flores. Une agression grossière.

Plus 250 avion ont été utilisées, ils ont neutraliser les radars, nous sommes restés aveugles. Cet attaque a été réalisé avec un avion qui lance une électromagnétique qui affecte tous les systèmes de défense. Il était impossible de faire décoller un avion et le plus probable, c'est que si nous l'avions fait, il aurait été abattu. Nous en aurions moins aujourd'hui. C'est ce qui se serait passé. Ce sont des choses que sommes en train de découvrir.

Deuxièmement, bon, nous avons plus de 100 morts entre les civils et les militaires. Honneur et gloire aux 32 camarades cubains, honneur et gloire à notre Force Armée Nationale Bolivarienne qui sont morts au combat, au combat, et plus tard, on pourra dire plus, mais ils sont morts au combat. Jusqu’à le dernière seconde, ils ont défendu le président.

Le président se détendait, il ne dormait pas, il se détendait chez lui. Il n'a pas eu l'occasion de partir. Il y a encore les pantoufles, les cholas, je ne sais pas comment on le traduit, les cotizas, les sandales, les slippers, là, sur le fauteuil où le président était assis et buvait un jus de fruit, et tout est là, tout est intact. Tout est intact. 

Ils pensaient que le président c'était mis dans un quartier de sécurité, c'était une porte de bois et la porte, ils l'ont fait exploser avec des explosifs et nous pensons que c'est là qu’a été blessé la Docteur Cilia, la Première Combattante. Ils sont venus avec une équipe médicale et les ont soignés là-bas, car il semble que l'ordre était de les garder en vie, semble-t-il. Ce ne sont que des spéculations. Je ne peux pas en dire plus, mais je voulais vous donner ces informations pour vous donner des éléments. Pour vous donner des éléments, parce que la commission d'enquête n'a pas donné de résultats préliminaires sur certaines choses. Ce n'est pas mon rôle mais je ne voulais pas ne pas profiter de cette importante tribune pour vous donner quelques éléments.

Ça a été une violation de la souveraineté totale et absolue. Le président et a été enlevé là. Le président a été élu le 28 juillet, il a été investi le 10 janvier 2025 et il continue à être le président de la république enlevé, c'est pourquoi la vacances n'a pas été déclarée.

L'Assemblée nationale, dans un acte juridique, n'a pas déclaré, ne déclara pas la vacances parce qu'il n'y a pas de vacances. Le président est vivant, il n'y a pas de vacances. Dans la constitution, on envisage pas que le président puisse être enlevé, ce n'est pas dans les conditions de la vacances temporaire. Alors, qui est actuellement en charge du pays ? C'est la vie, président, présidente, la présidente par intérim Delcy Eloína Rodríguez Gómez la charge du pays. Et tout ce que nous faisons, et compris dans le plan du président, c'est la route qui nous a laissé, qu'il avait déjà travaillé. Le plan de Nicolas Maduro est celui qui gouverne actuellement le Venezuela avec Delcy à sa tête, parce que c'est la vice-présidente exécutive qu'il a laissée et nous sommes fondus, non pas unis, fondus, fondus dans l'unité. Non, non, non, nous ne sommes pas unis, nous sommes fondus en une seule chair, en un seul ongle, en un seul cœur, en un seul esprit, tous et toutes.

Et je vous le dis parce qu’avec Delcy, Jorge, Diosdado, dès le premier instant, pour tout ce qui concerne mon père et Cilia, nous avons été en contact quotidien, heure par heure, minute par minute. Et le plan qui est en marche maintenant dans le cadre des conversations avec les États-Unis, c'est le plan approuvé par Nicolas Maduro. Le plan que Nicolas Maduro a approuvé mais pour eux, Nicolas Maduro était un problème personnel, c'était un sujet dont ils ne voulaient pas parler avec lui, ils refusaient, ils refusaient de discuter, ils ont insisté des milliers de fois. Le président Nicolas a fait des gestes, beaucoup de gestes. Ici, nous avions des criminels accusés et condamnés et, dans le cadre du dialogue, on les a donnés comme geste de bonne foi pour parler, pour discuter. Le président, à la fin de l'année, avait dit que tout le stock de pétrole a accumulé à cause du blocus, criminel serait vendu à Chevron. La totalité. Il a donné l'ordre de commencer. Et lorsque le président a reçu, à un moment donné, une proposition d'échange d'ambassades, il a répondu immédiatement dans le cadre de la dignité et de la souveraineté. Tout le plan que nous sommes en train de mettre en place est le plan de Nicolas Maduro, avec Delcy à sa tête, le haut commandement politique uni. Jorge Rodríguez, président de l'Assemblée nationale.

Le pays est en paix, il est calme, il avance avec douleur, avec beaucoup de douleur, avec une douleur dans la poitrine, avec souvent de la tristesse, mais pas une tristesse qui paralyse, pas une douleur qui nous amène à… Non, non, une douleur active, une douleur transformée en force. Avec la peur. Évidemment avec la peur, parce que ce que nous vivons, c'est ce que vivent nos frères palestiniens à Gaza, par exemple. Ce que vivent les pays du Moyen-Orient, ce qu'ils vivent en Afrique, au Soudan, en Somalie, ce qu’ils vivent au Nigeria, on l'a vécu en Amérique latine et dans les Caraïbes parce qu'ils sont entrés par les Caraïbes.

Les Caraïbes, territoire de paix, territoire, sacré, ont été violées. Toutes les lois internationales… prenez n'importe quel recueil de lois internationales, n'importe lequel, la Charte des Nations Unies, la Convention sur le droit de la mer, la Convention de Genève, la Convention de Vienne, jetez-le par terre, n'importe lequel. Et la page que vous ouvrirez, cette page a été violée. N'importe laquelle, je ne sais pas site m’explique bien, prenez tous les documents des Nations Unies, tous, tous, toute la commission, la Commission économique pour l'Amérique latine, la Commission du désarmement, des droits de l'homme, tout le recueil, prenez-les et mettez-les tous dans un seul livre, tout, et jetez ce livre en l'air pour qu'il retombe par terre.  Et quand, sur la page que tu ouvres, cet article a été violé, tout a été mis, tout. Le droit international n'a pas été efficace aujourd'hui. Et les équilibres instaurées, les équilibres entre guillemets parce que les équilibres ont toujours été fragiles, installés pour qu'une troisième guerre mondiale ne survienne pas, ont été brisés peu à peu et le point culminant a été ce qui s'est passé au Venezuela le 3 janvier. Ils ont été brisés en Iran, ils ont été brisés dans plusieurs parties du monde et maintenant dans l'hémisphère occidental en Amérique latine et dans les Caraïbes, un pays a été envahi et son président enlevé avec son épouse.

Au fait, je ne sais pas si vous l'avez entendu, mais Cilia ne faisait pas partie du plan. Cilia est avec lui, parce qu'elle l'a exigé. Ella, nous voyons une très belle manifestation d'amour. Non, pas d'amour romantique, pas de l'amour romantique dont nous pouvons avoir l'habitude qui est très bon, c'est un amour au-delà de tout. Et Cilia avait notre amour et notre respect et notre admiration. Aujourd'hui, elle a, non, je ne sais pas quel mot utiliser, professeur, sémantiquement, les mots sont importants. Je ne sais pas quels mots employés. Cela dépasse l'imagination. Si vous le pouvez, après, Rander, nous chercherons les mots justes parce que ce sentiment est très grand. Ce sentiment est très grand. Merci, Tania, de nous accompagner.

Alors, ils sont partis dignement. Il y avait deux personnes avec eux. Cela n'a pas été dit, avec eux, vivant, des proches. Il s'en est allé en marchant : « allons à la lutte », crier le président pendant qu'on l'a emmené. Des témoignages. Ceci, nous allons le raconter à un moment. Il s'en allait en criant : « Allons à la lutte, allons à la bataille. » Et ses messages, bon, encourageants, nous remplissent d’énergie. Et moi qui le connaît, depuis que je suis né, j'avoue que bon, ce jour là, nous ne dormions pas, évidemment 48 heures sans dormir. Je suis arrivé le 3 janvier dans la nuit et dans la nuit, je n'ai pas pu dormir, et quand j'ai vu sa vidéo, d'abord descendant de la voiture, j'ai vu qu'il était blessé, mais j'ai vu que les gardes, dans toute cette situation, ne le traite pas pas mal. En plus, quelqu'un lui donne une tape sur l'épaule. C'est bizarre. Ça m'a paru bizarre. Je l'ai vu plusieurs fois. Et le ton de sa voix, c'est pour ça que je vous dis que je le connais, le ton de sa voix quand il dit « happy new year », le ton, j'ai pu dormir après l'avoir entendu, je l'avoue, j'ai pu dormir parce que dans cette tragédie, parce que c'est une tragédie, nous voyons que Dieu nous accompagne. Je suis très croyant, très croyant, et ce qui s'est passé pour que nous soyons tous en vie, tous les chefs et tout le monde, n'est rien d'autre que l'œuvre de Dieu, un miracle. C'est un miracle et nous sommes ici, notre pays va bien et nous allons aller de l'avant.

Je viens ici aussi vous demander de l'aide. Je vous demande de l'aide. Je vous demande de l'aide. Je vais tout donner. Je vais tout vous donner. C'est mon père. C'est mon père et ce n'est pas un père absent. Il ne l'a jamais été. Je l'ai déjà dit. Je l'ai toujours dit. Pouvez-vous voir une interview que j'ai pu donner ? Un père présent, un père affectueux, un homme bon, une personne honnête. Je suis un honnête. Nous sommes une famille honnête, nous nous sommes pas à la tête de fortune. Nous n'avons pas de compte à l’étranger, Nous n'avons pas de comptes à l'étranger, nous n'avons pas d'argent à profusion, comme ils disent. J'ai une petite maison que j'ai acheté, il y a six ans, un appartement dans lequel je n'ai jamais vécu parce que je n'ai pas pu. Ma famille vit dans la maison dans laquelle mes grands-parents ont été élevés. La, vive les sœurs de mon père, dans le même appartement dans lequel il a été élevé et j'ai été élevé moi-même. Ma famille et moi sommes des gens simples qui ne rêvent, ne veulent  et ne souhaitent  qu'une seule chose: voir notre pays prospère dans la dignité, avec une prospérité digne, souveraine, construite de nos propres mains, une prospérité que la famille, je veux rêver, le rêve de Maduro, le rêve de Chávez, et voir un Venezuela, une famille vénézuélienne, une femme qui travaille, un homme qui travaille et don les revenus leur permettent d'avoir une vie digne, une bonne éducation et de faire avancer le pays dans la souveraineté et la dignité. Non ? Un développement non colonial et des relations dans le cadre du respect. C'est tout. Nous ne demandons rien de plus. Et rien de moins. C'est le crime de Nicolas Maduro. Être coupable de nous aimer tellement, d'aimer tellement son peuple et de ne jamais, et j'en ai les preuves, ni se vendre ni se livrer. Ils ont dû venir les rechercher par la force et enfreindre tous les articles internationaux que nous pouvions voir.

Alors, j'ai besoin d'aide. Je demande de l'aide au monde, à ce monde qui nous écoute. Nous devons gagner l'opinion publique. Il faut gagner la bataille de l'opinion publique. Ce ne sont pas mes paroles. C'est un message direct, direct, direct. Gagné l'opinion publique et une instruction et je vous la transmet et je vous le demande de tout cœur. Qui est Nicolas Maduro ? Je vais vous le dire, et vous pouvez vérifier par vous-mêmes. C'est un homme bon, un homme humble, le fils d'un économiste et d'une femme au foyer, mes grands-parents, le frère de trois femmes humbles et travailleuses, le père d'un garçon et le grand-père de 17 petits-enfants. Non, j'ai sept enfants. Ah, j'ai sept enfants et les enfants de Cilia en ont dix autres. Cela fait donc 17 petits-enfants. Nous sommes quatre enfants, les enfants de Cilia et moi. Et je vais vous donner leurs noms aussi. Nous avons été plus proches que jamais, plus unis et plus soudés en tant que famille.

Apporter la vérité, apporter la vérité au Venezuela, du Venezuela, de Nicolás Maduro, pour le faire revenir en premier lieu.  J'ai une foi, pas une foi aveugle, pas une foi irrationnelle, j'ai une foi qui s'appuie sur ce que nous avons vu ces jours-ci, sur l'innocence, sur ce que nous pouvons faire, et sur ce que nous pouvons obtenir. J'ai une foi, j'ai un espoir et nous sommes en train de mettre en place un bon plan pour sortir avec nos drapeaux de la vérité et de la dignité défendre la patrie et défendre le président. Nous avons besoin d'aide, parce que la première chose, c'est de ramener le président, c'est ce que j'ai dit. Deuxièmement, apporter le message que le Venezuela est uni parce que c'est la vérité. L'unité ne se décrète pas, l'unité se construit et tous les jours nous la construisons. Nous la construisons beaucoup. Chávez nous a donné l'exemple, Maduro nous a donné l’exemple et nous donne l’exemple.  Et quand je dis Chávez, quand je dis Maduro, je dis Diosdado, je dis Delcy, je dis Jorge, je dis le chavisme. Depuis le haut commandement politique et militaire jusqu'au dernier chef de rue et chef de communauté, de notre Parti Socialiste Uni du Venezuela jusqu'à la dernière commune dans la dernière rue. Nous sommes unis.

Et troisièmement, parce que cette lutte est une lutte pour l'humanité. Aujourd'hui, c'est élevé, Venezuela et nous le savons tous. Et je vous avoue quelque chose, je vous l'avoue. Parce que je vais dire, j'espère qu'on pourra bien comprendre. Nous connaissons la capacité de l'empire. Je pense que là, je ne vous dirai pas de le sous-estimer, mais d'une certaine manière moi, Nicolas Ernesto, je ne parle pas des autres. Je l'ai sous-estimé, je ne sais pas si les autres l'ont fait, je parle à mon nom propre, je l'ai sous-estimé. Je n'aurais jamais cru cela, c'est-à-dire, oui,  nous envisagions une invasion, mais une opération aussi perfide, une arrivée et une technologie impressionnante. Je ne sais pas si c'est le mot juste, mais enfin, la technologie qu'ils ont utilisée, je pense qu'il y a eu un essai  de quelque chose ici et que l'humanité doit le savoir. Il y a eu un essai ici, un essai.

Alors bon, je ne sais pas s’il me reste quelque chose de plus à dire. J'ai noté certaines choses. Je pense que nous pouvons en faire un autre bientôt pour mettre tout le monde au courant, nous revoir peut-être à la fin de la semaine prochaine, vendredi ou jeudi. Cela pourrait devenir une routine hebdomadaire de se revoir à un moment donné.  Je ne répondrai pas à des questions aujourd'hui, j'aimerais mais je dois partir. On m'attend pour une réunion. Et merci, merci merci. Merci du fond du cœur. Compter sur notre fermeté, compter sur notre cœur, sur notre loyauté, sur notre résistance active. Nous n'allons pas nous immoler. Nous n'allons pas immoler le peuple mais nous sommes en résistance et nous allons vaincre, et le Venezuela va être en paix. Et au nom de dieu, car je suis catholique chrétien, je crois en Jésus-Christ. Au nom de Dieu, au nom de tous les saints, de toutes les énergies de l'univers, Nicolás Maduro et Cilia Flores je rends ici bientôt et nous donnerons une accolade.

Merci, merci. Vive la patrie, vive les peuples libres du monde. Merci merci. »

Source en espagnol :

Michel Mujica

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