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Venezuela: Le pétrole vénézuélien n'est ni le butin des pirates ni le salaire des traîtres

21 Janvier 2026, 18:34pm

Publié par Bolivar Infos

 

Par Geraldina Colotti

Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos

Dans son dernier livre intitulé « The Petroleum Sector and the Transition to Democracy in Venezuela », L'ancien procureur du président par intérim fictif, José Ignacio Hernández, tente d'asseoir les bases juridiques de ce qui n'est rien d'autre que le démantèlement final de la souveraineté énergétique du pays. Hernández ne s'exprime pas en tant qu'universitaire neutre, il se place du point de vue, du conflit d'intérêt de quelqu'un qui a travaillé pour des multinationales telles que CRYSTALLEX avant de faciliter, depuis un poste inexistant, la voie juridique menant à la vente aux enchères de CITGO.

Sa thèse centrale est que l'actuelle Loi Anti-Blocus et les réformes proposées par le Gouvernement Bolivarien sont une sorte de privatisation de fait ou opaque destinée à éluder les contrôles démocratiques. Mais ce que cet agent de Washington occulte, c'est que son véritable objectif est d'éliminer le contrôle de l'État sur cette ressource pour que les corporation reviennent gérer la petite caisse du pays, comme à l'époque de « l'ouverture pétrolière » des années 90.

Pour affronter le danger de synthèse, il faut regarder le pillage criminel de CITGO, une entreprise avec trois raffineries et plus de 4000 stations-service aux États-Unis, qui représente des actifs de plus de 13 000 000 000 de dollars. Sous la « gestion » du soi-disant président par intérim Guaidó et avec les conseils d'individu comme Hernández, CITGO a été déconnecté de sa maison, mère, PDVSA, on l'a empêché de rapatrier des dividendes pour la santé et l'alimentation du peuple vénézuélien et livrée à un pillage judiciaire devant les tribunaux du Delaware.

Le résultat a été la liquidation forcée du plus beau joyau du Venezuela à l'étranger pour payer des dettes gonflées, un acte de piraterie moderne que la droite cherche à présent à répéter sur le territoire national grâce à une dérégulation totale.

Face à ce récit du pillage, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a élevé un mur de contention basé sur l'économie de résistance et la dignité nationale. Dans la situation actuelle, la bataille pour le Venezuela se livre sur deux  fronts qui n'en constituent qu'un seul : la liberté des otages de l'empire, le président Nicolas Maduro et la Première Combattante Cilia Flores, et la défense de la Bande Pétrolifère de l’Orénoque.

Pendant que Donald Trump se comporte comme un corsaire du XXIe siècle en déclarant que le brut vénézuélien lui appartient par droit de rapine, la gestion de Delcy Rodriguez démontre que la souveraineté ne se négocie ni face au chantage ni face à l'enlèvement. La réforme de la Loi Organique sur les Hydrocarbures présentée à l'Assemblée nationale n'est pas une concession au capital transnational, mais un outil de survie conçu pour briser le blocus financier.

Il était essentiel de comprendre que la vision bolivarienne du pétrole n'est pas celle de l’ extractivisme  aveugle qui détruit la planète. Le cinquième objectif historique de Plan de la Patrie légué par le commandant Chávez et renforcée par le président Maduro établit l’engagement irrévocable envers la préservation de la vie sur la planète et le sauvetage de l'espèce humaine. À la différence des puissances impériales qui voient les ressources comme une marchandise, le Venezuela met en œuvre un modèle éco-socialiste qui utilise la rente pétrolière pour financer la transition vers une relation harmonieuse avec la terre mère.

Il ne défend pas ses ressources seulement à cause de leur valeur marchande mais à cause du droit des peuples à gérer leurs biens naturels sans la logique de la croissance infinie et de la dévastation de l'environnement qu'impose le capitalisme mondial.

Les données de l’Observatoire National Anti-Blocus expliquent sans équivoque que la réserve d'informations autorisée par la loi constitue un bouclier contre les mesures coercitives unilatérales. Dans une situation de guerre asymétrique dans laquelle tout bateau est persécuté par le département du trésor, la transparence absolue qu’exige la droite équivaudrait à remettre l'itinéraire de vol à l’ennemi.

La réforme actuelle introduit des figures comme les contrôles de production partagés dans lesquels l'État garde toujours la propriété de la ressource et le contrôle des décisions stratégiques et garantit que chaque dollar obtenu soit destiné par mandat constitutionnel à la protection sociale, au renforcement du système de santé et à l'investissement dans les services publics essentiels.

À cette attaque de la droite technique, s’ajoute le chœur d'une certaine extrême gauche européenne qui a des voix également en Italie et se prétend plus chaviste que Chávez depuis le confort de ses cafés. Ces secteurs critiquent tout ouverture tactique à la qualifiant de trahison. Ignore le pays affronter un Siège qui a fait baisser ses revenus de manière drastique. Le chavisme a toujours été un exemple révolutionnaire. L'héritage de Chávez est défendu en garantissant, la vie du peuple et  la protection de la nature, même si pour cela, il faut naviguer dans les tempêtes du marché international dans des conditions de siège.

Donald Trump, croit qu'en ayant enlevé Nicolas Maduro et Cilia Flores, il peut forcer une capitulation énergétique ou échanger ses otages contre des concessions pétrolières. Mais il se trompe en sous-estimant la fermeté bolivarienne. Le pétrole vénézuélien n'est ni la rançon d'un sauvetage ni un butin de pirate, c'est le soutien d'une patrie qui a décidé d'être libre et de défendre la vie face à la voracité de l’empire.

La véritable gauche internationale est celle qui aujourd'hui se mobilise pour exiger la libération des otages et le respect de l'autodétermination d'un peuple qui ne se rend pas devant les pirates du XXIe siècle et ne renonce pas à son engagement envers la terre mère.

Source en espagnol :
https://www.resumenlatinoamericano.org/2026/01/18/venezuela-libertad-para-nicolas-y-cilia-el-petroleo-venezolano-no-es-botin-de-piratas-ni-moneda-de-traidores/
URL de cet article :

https://bolivarinfos.over-blog.com/2026/01/venezuela-le-petrole-venezuelien-n-est-ni-le-butin-des-pirates-ni-le-salaire-des-traitres.html