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Cuba: Trump parle de « prise de contrôle amicale » de Cuba

28 Février 2026, 17:17pm

Publié par Bolivar Infos

Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar Infos

Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré vendredi 27 février que son pays pourrait opter pour une « prise de contrôle amicale de Cuba », alléguant que l’île a de sérieux problème économiques mais oubliant de préciser que la crise actuelle est la conséquence directe du blocus commercial, financier et énergétique récemment renforcé par son propre Gouvernement.

Le président des États-Unis a lié cette possibilité à l'absence d'argent, de pétrole et d'aliments dans le pays et a affirmé que le secrétaire d'État, Marco Rubio, gère la situation. Il a fait ces déclarations alors que Washington maintient un blocus sur le combustible que le Gouvernement cubain et d'autres, en plus d'organisations et d'experts internationaux ont qualifié de « châtiment collectif » de la population.

La rhétorique de contrôle n'est pas fait isolé mais je suit le schéma de force appliqué récemment dans la région.

Après l'agression militaire du Venezuela par les États-Unis le 3 janvier, qui s'est achevée par l'enlèvement du président Nicolas Maduro et de la première dame Cilia Flores ainsi que par la mort de plus de 100 personnes civiles et militaires, Washington a intensifié son blocus de Cuba en combinant la rhétorique hostile et les menaces grâce à des mesures destinées à empêcher l'arrivée de combustible sur l’île.

La stratégie d'asphyxie de Cuba a été renforcée par l'ordre exécutif signé par le locataire de la Maison-Blanche le 29 janvier, dernier qui la qualifie « d'urgence nationale » et deux « menace inhabituel et extraordinaire » pour la sécurité des États-Unis. Il justifie ainsi l'imposition de droits de douane aux biens DPI, qui fournirait du brut à l'île mais cette justification est rejetée par différents dirigeants et différentes organisations autour du monde y compris l’ONU.

Cette position de train a même été remise en question aux États-Unis : récemment, les sénateurs Elizabeth Warren, Edward Markey, et le congressiste Jim McGovern ont prévenu que ces restrictions sont destinées à provoquer une urgence humanitaire.

Les législateurs ont souligné que Cuba ne représente pas une menace pour les États-Unis et que la décision d'intensifier la pression économique avec l'ultimatum « d'arriver à un accord avant qu'il ne soit trop tard », prive les civils de leurs besoins les plus élémentaires de façon moralement indéfendable.

En outre, ils ont souligné que le Gouvernement cubain a exprimé publiquement sa volonté de négocier, ce qui fait que la décision d'intensifier la pression économique semble manquer d'objectif diplomatique réel et stratégique.

« Vous avez affirmé que vous suggérez fortement (aux Cubains) d'arriver à un accord avant qu'il ne soit trop tard. » Mais sans une négociation réelle sur un « accord », on se demande quel est le véritable objectif de ce blocus, » ont-ils écrit dans une lettre ouverte à Trump dans laquelle ils exigent la levée du blocus pétrolier unilatéral imposé à Cuba qui a une portée extraterritoriale, comme d'autres mesures qui composent l'échafaudage du blocus économique du pays.

À l'étranger, le haut commissaire pour les droits de l’homme de l'organisation des Nations unies (ONU), Volker Türk, à dénoncé vendredi le fait que rien ne justifie l'asphyxie d'une population et que les politiques de Trump aiguisent une crise qui dure depuis 60 ans.

Türk a souligné que l'absence de ressources frappe les secteurs les plus vulnérables comme les enfants qui ont un cancer et les femmes enceintes.

Pendant ce temps, Cuba a révélé avoir neutralisé le 25 février dernier une incursion armée en provenance de Floride avec du matériel de guerre et des monogramme d'organisation terroristes, un incident sur lequel La Havane a demandé des informations à Washington par l'intermédiaire des mécanismes bilatéraux.

Le bateau s'est approché à un mille marin au nord du canal El Pino, en cayo Falcones, municipalité de Corralillo, dans la province centrale de Villa Clara. Quand le bateau des garde-frontières lui a demandé de s'arrêter pour l'identifier, les occupants de celui-ci ont répondu en ouvrant le feu sur les soldats cubains, ce qui a déclenché un affrontement.

Dans celui-ci, un officier cubain a été blessé, 4 des agresseurs ont été tués et 6 blessés. Après avoir été capturé, les blessés ont été soigné. Les investigations postérieures ont déterminé que les 10 membres de l'embarcation participait à une opération, à fins terroristes.

C'est incursion armée, le chapitre le plus récent d'une stratégie de violence systématique contre Cuba qui remonte à plus de 60 ans. Depuis 1959, le territoire Cuba a été la cible d'opération maritime, illégal, soutenu, organiser financé par les États-Unis qui, selon le chancelier, Bruno, Rodriguez, « ont coûté beaucoup de vies, fait de nombreux blessés et beaucoup de dégâts matériels. »

Source en espagnol :
https://www.resumenlatinoamericano.org/2026/02/27/estados-unidos-trump-habla-de-toma-amistosa-de-cuba-mientras-recrudece-bloqueo-a-la-isla/
URL de cet article :

https://bolivarinfos.over-blog.com/2026/02/cuba-trump-parle-de-prise-de-controle-amicale-de-cuba.html