Cuba: Trump proroge d'un an l'ordre qui lui permet d'intercepter les bateaux à destination de Cuba
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar Infos
Le Gouvernement des États-Unis, grâce à une disposition publiée au Registre Fédéral, a décidé de proroger pour un an une mesure exécutive qui permet l'interception et le contrôle de bateaux aussi bien cubains que battant d'autres pavillons, qui ont Cuba pour destination.
La justification officielle est que La Havane « n'a pas offert de garanties suffisantes qu’elle s'abstiendrait d'employer une force excessive contre des bateaux ou des avions étasuniens qui réalisent des manœuvres pacifiques ou des actes commémoratifs dans les proches du nord de Cuba. »
De-même, le texte prévient que l'entrée sans autorisation d'un bateau battant pavillon des États-Unis dans la juridiction maritime cubaine est un facteur de déstabilisation pour les intérêts étrangers de Washington, étant donné que cet accès « pourrait favoriser un flux migratoire incontrôlé depuis Cuba. »
« Les États-Unis restent fermes dans l'idée qu'un exode massif de Cuba constituerait une menace pour la sécurité nationale en provoquant d'importants troubles dans l'équilibre des relations internationales du pays, », dit le document officiel.
Le président Donald Trump a justifié cette prorogation par la continuité de « l'urgence nationale déclarée concernant Cuba », un statut qui donne la possibilité d'arrêter les bateaux qui s'y rendent.
Cette prérogative a son origine en 1996 quand le président de l'époque, Bill Clinton, l’avait instaurée après que deux avions appartenant à l'organisation Frères à la Rescousse, qui a son siège à Miami, aient été abattus.
Avec le temps, la portée de cet ordre a été élargie. En 2004, des restrictions à l'envoi de ressources financières et matérielles ont été ajoutées. Ces limitations ont été renforcées en 2016 et à nouveau en 2018 et depuis, cet ordre a été périodiquement prorogé.
Le 29 janvier de l'année dernière, le Gouvernement Trump a signé un nouveau décret qui permet d'imposer des droits de douane aux pays qui fournissent du pétrole à Cuba en officialisant un « état d'urgence » à cause de la soi-disant menace que représente la plus grande des Antilles.
En réponse, le ministre des affaires étrangères de Cuba, Bruno Rodriguez Parilla, a rejeté fermement ces actions. Il a dénoncé le fait qu'elles cherchent à imposer un « blocus total de la fourniture de combustible », ce qu’il a qualifié de « violation des principes de base du commerce mondial » et de « stratégie qui soumet la population cubaine à des conditions de vie extrêmes. »
Source en espagnol :
http://www.cubadebate.cu/noticias/2026/02/17/trump-renueva-por-un-ano-la-orden-que-permite-interceptar-barcos-con-destino-a-cuba/
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