Venezuela : Je vais aller au Venezuela, nous n'avons pas encore décidé quand mais j'irai, » déclare Trump
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar Infos
Le président des États-Unis, Donald Trump, révélé vendredi qu'il envisage de se rendre au Venezuela à une date non encore précisée.
« Je vais aller au Venezuela, mais nous n'avons pas encore décidé quand, » a-t-il répondu à une question de presse à ce sujet.
À propos de la relation bilatérale, il a soutenu qu'actuellement « elle est de 10/10. »
Nous avons de très bonnes relations avec la présidente, du Venezuela, [Delcy Rodríguez]. Comme vous le savez, nous travaillons en étroite collaboration. Nos grandes compagnies pétrolières sont en train d'y entrer. Elles vont extraire le pétrole et le vendre contre beaucoup d'argent. Et le Venezuela va recevoir une grande partie de cet argent. Les relations que nous avons en ce moment-même avec le Venezuela sont, je dirais, de 10/10. »
Après les bombardements de cibles civiles et militaires dans la grande Caracas et l'enlèvement du président du Venezuela, Nicolas Maduro, par l'armée des États-Unis, le président a choisi d'ouvrir un nouveau chapitre dans les relations bilatérales sans renoncer du tout aux menaces de l'utilisation de la force ni à d'autres mesures de pression comme l'imposition de droits de douane.
Pour leur part, les autorités vénézuéliennes ont opté pour le rétablissement petit à petit de canaux diplomatiques officiels –rompus en 2019 quand la Maison-Blanche n'avait pas reconnu Maduro et avait reconnu un soi-disant Gouvernement par intérim– et le dialogue direct. Elles estiment que cette stratégie est indispensable pour que les deux pays puissent avancer dans la construction d'un ordre du jour commun, malgré leurs indéniables différences.
À ce sujet, la veille, la présidente du Venezuela avait confirmé que c'était elle et non pas Trump qui prend les décisions dans le pays. En outre, elle avait affirmé que les conversations de haut niveau qui ont eu lieu avec la Maison Blanche pendant ce dernier mois, se sont déroulées dans un climat de respect et de cordialité.
« J'ai discuté deux fois au téléphone avec le président Trump et j'ai eu des contacts plus suivis avec le secrétaire [Marco] Rubio et je dois souligner que ces contacts ont été très respectueux, d'un niveau qui permet que nous puissions travailler conjointement, que la coopération puisse être fluide. C'est pourquoi nous avons dit que, sans aucun doute, l'ordre du jour énergétique peut être un moteur. Et je dois remercier les contacts que nous avons eus –qui sont au plus haut niveau– pour avoir toujours été respectueux et courtois, » a-t-elle déclaré dans une interview accordée à la chaîne NBC.
Le pétrole au centre
Le commerce du pétrole vénézuélien a été dans la ligne de mire du politicien républicain même avant l'agression militaire. En décembre dernier, il avait affirmé sans fondement que la nation bolivarienne avait « volé » du brut à Washington et, dans ce cadre,avait averti que son pays le récupérerait.
Après l'attaque, Trump avait affirmé que son Gouvernement serait à la tête de l'industrie pétrolière vénézuélienne indéfiniment.
Rodriguez a démenti cette version. À sa place, il a affirmé que le Venezuela, dépositaire des plus grandes réserves de pétrole du monde, définit sa politique énergétique sans ingérence extérieure. Peu après, elle a présenté devant l'Assemblée nationale un projet de réforme de la Loi Organique sur les Hydrocarbures, qui, après les débats et les consultations de rigueur, a été approuvé à l'unanimité par le Parlement.
Cette modification est destinée, entre autres choses, à attirer les investisseurs étrangers pour exploiter des champs verts –vierges.– et exploiter des puits dont la production a baissé pour diverses raisons. L'objectif final, selon la présidente par intérim, est de réinsérer le pays dans le groupe des grands producteurs de brut.
Changement des règles du jeu
L'industrie pétrolière, principale, source de revenus, du Venezuela, a été l'objet de sanction des États-Unis, depuis plus de 10 ans, ce qui s'est traduit par des perturbations Catives, comme tu es un impact aussi bien sur l'économie sur la vie sociale du pays, selon le plus récent, rapport statistique de l’Observatoire Vénézuélien Anti-Blocus.
Selon ce qu'avait déclaré la veille le ministre de l'énergie des États-Unis, Christopher Wright, lors d'une visite officielle en territoire vénézuélien, la Maison-Blanche a l'intention de changer « les règles du jeu » qu’elle a imposées jusqu'à présent au Venezuela pour augmenter la production de brut. Les résultats, a-t-il dit, seront visibles très vite.
« Je pense que, pendant la première année, nous verrons une croissance importante, de 30 % à 40 %, dans la production, pétrolière, vénézuélienne. Cette année, la production peut continuer accroître à un rythme assez bon, » a-t-il déclaré à la presse lors d'une visite dans les installations pétrolière de la Frange de l’Orénoque. « « Nous devons changer les règles du jeu au Venezuela pour que les vénézuélien, les États-Unis et notre hémisphère gagnent. »
Son plan est d'ouvrir la voie à des entreprises étasuniennes mais aussi à d'autres transnationales qui ont travaillé auparavant avec l'État vénézuélien grâce à l'émission de licence à travers le Bureau de Contrôle des Actifs Étrangers (OFAC), qui dépend du Trésor des États-Unis.
Les autorisations n'impliquent pas la fin du schéma général de sanctions et entraînent des restrictions commerciales –il est interdit de faire des affaires avec des Gouvernements, des entités ou des particuliers, que les États-Unis estiment leur être hostiles comme la Russie, la Chine, Cuba, la Corée du Nord et l’Iran– et accordent aux États-Unis la prérogative de recevoir les paiements de ces transactions sur un compte spécial du Trésor des États-Unis, au lieu qu’ils ne s'arrêtent dans les coffres vénézuéliens.
Entre-temps, Rodriguez a estimé positivement la fenêtre d'opportunités qui s'est ouverte pour que l'industrie pétrolière vénézuélienne récupère sa position.
[C'est un plaisir] de recevoir des investisseurs, d'autres parties du monde et des États-Unis aussi pour qu'il travaille avec nous et élève l'industrie pétrolière au plus haut standard. Comme nous te l'avons dit [à Wright], nous voulons cesser d'être le pays qui a les plus grandes réserves pétrolière de la planète et devenir un géant producteur de pétrole dans le monde et qu'on nous connaisse ainsi, » a-t-elle déclaré.
Source en espagnol :
https://www.resumenlatinoamericano.org/2026/02/13/estados-unidos-trump-visitare-venezuela-no-hemos-definido-cuando-pero-ire/
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