Venezuela : Que le Droit International prévale
Par Laila Tajeldine
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar Infos
« La survie des lois internationales est la dernière ligne de défense pour la paix et pour ces nations qui ont choisi de ne pas donner la priorité à la militarisation comme mode de survie. »
Aujourd'hui, plus que jamais, souvenons-nous des bases qui ont inspiré la Charte des Nations unies : « préserver les générations futures du fléau de la guerre. » Ce préambule est destinée à éviter ces moments sombre que nous, l'humanité, avons vécus pendant la seconde guerre mondiale et qui ont empli des nations entières de souffrance et de mort.
L'attaque armée du Venezuela par les États-Unis le 3 janvier 2026 qui s'est achevée par le bombardement d'infrastructures civiles et militaires et l'enlèvement du président constitutionnel Nicolas Maduro et de la Première Dame Cilia Flores n'est pas seulement un évènement catastrophique pour l'Amérique latine, c'est une fissure profonde dans le barrage qui, pendant des décennies, a contenu l'anarchie totale dans les relations entre les États. Cet évènement, analyser dans le cadre juridique, international, rigoureux, nous oblige à nous, les habitants de cette terre, à une réflexion nécessaire : la survie des lois internationales est la dernière ligne de défense pour la paix et pour ces nations qui ont choisi de ne pas donner la priorité à la militarisation comme mode de survie.
L'échafaudage légal violé
Décrivons les violations qui ont démantelé les piliers fondamentaux de l'ordre mondial dans une analyse légale rigoureuse de l'événement :
Crime suprême : une agression qui survient sans l'existence d'un mandat du Conseil de Sécurité de l'ONU, ou de bases crédibles de légitime défense immédiate (Art. 2(4) Charte de l’ONU). Une telle violation constitue un péché originel du système postérieur à 1945, avec la création du système de nations. Sa normalisation transforme le monde en une jungle dans laquelle le plus fort impose sa volonté sur les autres nations. Quand on ignore ce principe, comme dans le scénario en question, on envoie un message épouvantable : les traités et la Charte sont lettres mortes.
Le mépris des civils : cette action constitue effectivement un crime de guerre avec le bombardement de centres de recherche, d'entrepôts de médicaments et de denrées alimentaires, violant ainsi le principe de distinction établi dans le Protocole I de Genève, qui oblige à séparer les objectifs militaires des biens civils.
L'immunité, la souveraineté prise en otage : l'enlèvement d'un chef d'État, un exercice est un acte d'une gravité absolue qui rompe avec toutes les règles et tous les principes qui régulent les relations entre les Etats. Violer l'immunité, souveraine, rampe avec le principe coutumier qui existe précisément pour éviter le chaos dans les relations internationales. Réduire un président et son conjoint à la condition d'otages exhibés (en violant la IIIème Convention de Genève) n'est pas seulement une atrocité contre des personnes, mais une attaque symbolique qui menace la souveraineté de tous les Etats.
La victoire de la paix: le respect de la Charte de l’ONU.
La paix est une catégorie créée consciemment pour résoudre tout conflit dans le domaine juridique et dans d'autres domaines. Par conséquent, c'est une construction légale, c'est le concept de civilisation à son apogée. Maintenant, la paix internationale n'est plus l'absence spontanée de conflit mais le résultat d'un équilibre soutenu par des règles acceptées. La charte de l'ONU est précisément un contrat entre les des Etats convaincus que les règles sont nécessaires et garantissent la paix et la convivialité, puisque le contraire déchaîne une spirale de conflits dans laquelle les controverse se résolvent avec des bombes, pas par la diplomatie ou devant les tribunaux. À ce stade, penses-tu que le droit international devrait prévaloir ?
Nous sommes à un moment historique dangereux. C'est pourquoi nous appelons à la réflexion. Ce message est destiné à ceux qui voit l'existence humaine et la politique de façon responsable. L'attaque du Venezuela le 3 janvier 2026 est un signal d'alarme extrême. Elle nous montre un monde dans lequel la force remplace la raison, dans lequel la souveraineté est conditionnée au pouvoir militaire et dans lequel les plus faible sont à la merci des desseins des plus forts.
La défense du droit international public et humanitaire n'est pas un acte d'idéalisme naïf, c'est un acte de réalisme pour la survie de la communauté mondiale. Exiger le respect de la charte de l'ONU, des conventions de Genève et des principes de souveraineté et de non-intervention, c’est travailler pour qu'aucun peuple, peu importe sa taille ou son pouvoir militaire, ne puisse se trouver un jour sous les bombes d'une agression injustifiée. La loi internationale est ce mur qui, bien qu’imparfait, nous sépare de l’abîme. Le laisser s'effondrer serait une condamnation pour tous : QUE LE DROIT INTERNATIONAL PRÉVALE.
Source en espagnol:
https://www.resumenlatinoamericano.org/2026/02/06/venezuela-una-reflexion-urgente-que-impere-la-ley-internacional/
URL de cet article:
https://bolivarinfos.over-blog.com/2026/02/venezuela-que-le-droit-international-prevale.html