Venezuela: Défense de Nicolás
Par Yldefonso Finol
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar Infos
Je ne ferai pas appel aux documents sans vie du droit international. Nicolas Maduro est un prisonnier de guerre, comme il l'a déclaré lui-même lors de la première –et unique– audience devant un tribunal yankee. C'est le président de la République Bolivarienne du Venezuela, enlevé avec sa femme, la députée Cilia Flores, lors d'une agression armée préméditée et fourbe du Gouvernement des États-Unis, lors de laquelle a été assassiné un grand nombre de personnes encore non précisé par les porte-parole officiels. La publication exacte des noms des victimes, des héros et des martyrs de cette attaque criminelle à qui nous devons ériger un monument pour que cette génération et les suivantes ne les oublient jamais et qu’on se souvienne d’eux avec la douleur et la vénération qu'ils méritent, est urgente. Ce crime impardonnable doit être jugé comme acte terroriste et ses auteurs matériels et intellectuels doivent être jugés légitimement par notre pouvoir judiciaire.
Il y a un paradoxe qui démonte par lui-même –parce qu'il est immoral– le procès qu'on prétend intenter au président Nicolas Maduro dans une juridiction incompétente et invasive, étrangère, illégitime, falsifiée et qui corrompt le droit coutumier, la doctrine et la jurisprudence du droit développés dans le cadre des résolutions, des déclarations, des conventions et des statuts de l'Organisation des Nations unies, une instance nécessaire mais blessée à mort par l'inutilité dans laquelle l’a plongée l'arrogance des fanatiques hégémonistes et extrémistes qui gouvernent les États-Unis.
Le premier argument en défense de Nicolas est l'absence d'autorité morale de ceux qui le retiennent et prétendent le juger (et je ne m'arrêterai pas de parler de la pourriture morale de cette société impérialiste–sioniste que j'ai qualifiée de « civilisation Epstein. »)
La violation de notre souveraineté et de l'immunité du chef de l'État grâce à un acte de guerre (non déclarée officiellement mais exécutée en version multiforme depuis 20 ans) discrédite le pays agresseur qui, par des moyens illégaux, s'autoproclame agent poursuivant et bourreau avant d'être juge. Cela constitue un précédent très dangereux dans le concert des nations qui fait dérailler les pratiques diplomatiques, le droit d'égalité des Etats souverains, les relations élémentaires de coexistence pacifique, et les remplace par la barbarie, celle que les films yankees appellent « loi du Far-West. »
Aux origines du préjudice à la dignité et bolivarienne, le mensonge. Le récit impérialiste contre le Venezuela s'est acharné sur la personne qui incarne le projet émancipateur construit par la Révolution Bolivarienne : Nicolas Maduro, celui qui a été élu pour poursuivre l'œuvre du commandant Chávez. Souvenons-nous que nous vivons un processus de fascisation impérialiste mondial et que la première arme du fléau nazi–fasciste(sioniste) est le mensonge. Les accusations ont été lancées de façon répétée contre le président Maduro sont toutes calomnieuses. Donald Trump, qui agit comme un dictateur dans son propre pays et aspire à faire de même dans le monde entier, parle de notre président comme d'un « dictateur narco-terroriste » et il est repris en chœur par les médias transnationaux anti-bolivariens, les présidents collabos convoqués à Miami par l'« empereur » moutarde (plus quelques autres invisibles), et les droites furieuses de tous bords.
Nicolas Maduro est un travailleur, une personne humble, décente et généreuse. Il n'a jamais commis aucune sorte de délit, même pas mineur. Sa trajectoire est facile à connaître parce que dès son jeune âge, il a eu une vie publique en tant qu’activiste social dans les quartiers de Caracas où il a fait du sport, appris la musique qu'il a interprétée avec ses amis dans des groupes de jeunes, embrassé les idéaux socialistes, participé à des mouvements populaires pour des revendications citoyennes, élevé une famille. Devenu syndicaliste, dirigeant démocratique, il a stimulé des changements que le pays réclamait par des voies pacifiques, il est devenu parlementaire et ensuite député à l’Assemblée Constituante en 1999, et c'est l'un des pères de la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela.
Nicolas est un homme politique qui discute, qui a des qualités indéniables et qui aime cultiver l’amitié comme le bon vénézuélien et bolivarien qu'il est. Il l’a démontré à l'étranger quand il était chancelier en promouvant des scénarios de rencontre entre peuples frères et en renforçant les espaces multilatéraux dans lesquels prévalaient la paix et la coopération, les droits de l'homme et la préservation de la vie comme valeur suprême, au lieu des guerres et des odieuses discriminations dont les impérialismes et les mentalités néofascistes continuent d'être dépendants.
En tant que président constitutionnel, il a eu à affronter les agressions successives ourdies par les États-Unis, les oligarchies voisines et la droite pitiyanqui qui ont presque totalement détruit notre économie grâce a la guerre hybride mutante qui nous a été appliquée depuis le décret Obama, et en sont venus à chercher toutes les formes de violence, y compris l'assassinat du président. Même dans ces conditions, nous reconstruisons le tissu productif et l'assistance sociale pour les secteurs les plus vulnérables au-dessus de la méchanceté déployée par nos ennemis : des bandes de voleurs vendus à l’étranger.
Il ne pourront jamais montrer une preuve ni un élément convaincant sérieux des accusations fausses qu'ils ont proférées dans le seul but de stigmatiser une personne innocente pour liquider le militant révolutionnaire qui les gênait.
L'opinion publique universelle doit connaître ces vérités. Les États-Unis ont commis un crime de guerre contre le Venezuela comme ils l’ont fait à Cuba et, dans une macabre alliance avec Israël, en Palestine, au Liban, et maintenant en Iran.
Les États-Unis n'ont ni autorité morale ni légitimité institutionnelle ni juridiction légale ni raison politique de juger Nicolas Maduro et CIlia Flores. La seule chose qu'ils doivent faire, c'est de les renvoyer sains et saufs dans notre patrie pour reprendre la digne normalité que nous méritons dans le respect total de la Constitution.
Le chantage pour obtenir une rançon, les manœuvres dilatoires et les manipulations de ce processus nul et non avenu, le montage de mauvais tours avec de soi-disant « juristes » laquais à la CPI, l'imposition du « plan en trois phases » des corsaires yankees annoncent une époque d'affrontements qui peuvent nous ramener à des dilemmes des siècles passés, seulement balayés par la clarté et l'héroïsme de nos Libérateurs.
Source en espagnol :
https://www.resumenlatinoamericano.org/2026/03/10/venezuela-defensa-de-nicolas/
URL de cet article :
https://bolivarinfos.over-blog.com/2026/03/venezuela-defense-de-nicolas.html