Venezuela: La classe ouvrière vénézuélienne dans la situation actuelle
Par Geraldina Colotti, de Caracas
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar Infos
Alex Corredor est depuis longtemps un dirigeant politique du mouvement syndical vénézuélien et de la Centrale Bolivarienne Socialiste des Travailleurs (CBST). Professeur d'histoire et de sciences sociales, éducateur et chercheur, membre du PSUV, il a été ministre du Pouvoir Populaire pour le Processus Social du Travail. Auparavant, il a été recteur du Conseil National Électoral (CNE), président du Centre National d’Études Historiques et député à l'Assemblée nationale constituante (ANC) de 2017 à 2020.
Nous l'avons rencontré dans le salon dédiée à l'inoubliable révolutionnaire Jacobo Torres de León au terme de la réunion internationale avec les travailleurs du monde entier qui soutiennent la Révolution Bolivarienne. Ici, nous faisons une synthèse de l'interview réalisée pour l’émission Abrebrecha Venezuela, conduite par Carlos Aznárez, qui sera diffusée vendredi six sur la Radio du Sud.
–Comment la classe ouvrière vit-elle ce moment difficile après l'enlèvement du président, Nicolas Maduro, et de la première combattante, Cilia Flores ?
La première chose est qu’ici, le moral est très haut au milieu des interrogations, parce que les interrogations sont nécessaires, et de l’incertitude. Les travailleurs comme le peuple vénézuélien dans son ensemble, tous ses secteurs, des vieux aux jeunes, surtout les gamins qui sont dans les lycées et font beaucoup d’activités dans notre village, nous avons le moral très haut.
Évidemment, ce que nous vivons est inédit. Quand le commandant Chávez a subi le coup d'Etat de 2002, nous, les travailleurs, avions déjà prévu pour le début de la semaine d'avril, une grève des transports, une grève contre ceux qui avaient usurpé le pouvoir. Quand les guarimbas on commencé, en 2013 et 2014, nous les travailleurs, étions aussi du côté de notre Commandant Éternel. Et lorsque notre Commandant Eternel nous a informés qu'il souffrait d'une maladie dont nous disons aujourd'hui qu'il s'agissait d'un empoisonnement, il nous a préparés ; nous, les travailleurs et les travailleuses, avons resserré les rangs autour de la Révolution Bolivarienne. Dans le cas du coup d'Etat, nous avions notre ange gardien, notre protecteur, qui était le commandant Chávez et il y avait une direction du parti en train de se former. Quand il a disparu physiquement, il nous a laissé le commandant Nicolas Maduro Moros, notre ami, notre frère de classe, compagnon de Jacobo et le nôtre depuis nos années d'études en 1977. Nous avions l'orientation et le sang-froid du camarade Nicolás Maduro.
Mets un 2026, l'empire yankee nous enlève le président Nicolas Maduro Moros. Même s'il est vrai que son autorité et sa qualité d'homme d'Etat l'avaient imposé dans le monde comme un homme des travailleurs et de la Révolution, il n'est pas moins vrai qu'ils cherchaient à nous faire perdre tout espoir. Mais avec la présence de la camarade Delcy Eloína Rodríguez Gómez comme vice-présidentes d'abord, et maintenant qu'on me présidente par intérim, nous comprenons, et nous sentons que ça se vide de pouvoir, ce vide même spirituel, n'existe plus. Évidemment, la camarade de Delcy à une dynamique à laquelle elle ne s'attendait pas et cette situation inédite pour elle les également pour le peuple vénézuélien. Mais nous, les travailleurs, avons un nord : notre Constitution approuvée en 1999, parle d'un projet de pays, de construire la République Bolivarienne du Venezuela avec un système économique, politique, social et juridique qui nous permette de construire un État démocratique, populaire et souverain dans lequel l'égalité sociale existe. Nous sommes dans ce plan. Nous défendons la constitution, et en conséquence, nous défendons Delcy Eloína, le président, Nicolas, Maduro et l'héritage du commandant Chávez.
–Et sur quelles bases s'appuie cette sécurité à un moment qui semble tellement confus ?
Le président nous a donné des instructions le 23 octobre quand il a convoqué le Congrès Constituant de la classe ouvrière. Il a parlé de quatre tâches : la première, que nous, les travailleurs, discutions de la transformation du modèle économique. La seconde : la nécessité de la défense de la patrie en renforçant la défense des entités de travail grâce aux corps de combattants et aux milices ouvrières. Le travailleur consacre du temps à la production mais aussi aux études et à la préparation militaire physique. La troisième tâche : que le mouvement organisé se recompose et se renforce en s'enrichissant de porte-parole des Conseils Productifs des Travailleurs (CPTT), de délégué de prévention, de patron, de femmes qui travaillent et de jeunes. Et la quatrième tâche est le problème international. Il nous a dit que l'impérialisme n'allait pas nous laisser tranquilles. Nous devons continuer à lutter pour une société libre et amoureuse de la paix avec nos camarades cubains, nicaraguayens et tous les peuples du monde. C'est pourquoi le 17 décembre 2025, nous avons réalisé un congrès international et nous avons créé une coordination de la classe ouvrière contre la guerre et pour la paix. Quand nous recevrons à nouveau notre président ouvrier et Cilia Flores, nous leur dirons : les tâches que vous nous aviez demandé de réaliser sont déjà accomplies.
–Mais de l'étranger, non seulement les médias hégémoniques mais aussi certains camarades qui ont des doutes disent que tout est fini, que maintenant ce sont les États-Unis qui commence ici et qui tiennent le pétrole par le chantage. Comment la classe ouvrière répond-t-elle à cela ?
Tout d'abord, il faut revoir les interventions de notre présidente par intérim à partir du moment où elle a, en tant que vice-présidente exécutive, demandé aux Yankees une preuve de vie de Cilia Flores et de Nicolas Maduro, dans la matinée du 3 janvier. Elle l'a fait la tête haute, comme elle a appris à le faire de son père, Jorge Antonio Rodriguez, secrétaire général de la ligue socialiste, assassiné sous le premier Gouvernement de Carlos Andrés Pérez.
Deuxièmement, elle a envisagé trois lignes tactiques. Premièrement, maintenir l'unité du peuple, ici ce n'est pas le moment de douter, ni de se croiser les bras. Celui qui doute ne comprend pas la réalité. La camarade Delcy a dit que nous étions dans un nouveau moment. Bien qu’ils cherchent à nous faire du chantage, elle a indiqué que nous établirions les réunions et les accords sur la base de la diplomatie et du dialogue. Ils ont notre président mais ils ont besoin de notre pétrole. Nous, nous avons le pétrole et pour nous, la vie des camarades Cilia et Nicolas est essentielle.
Ceux qui doutent n'ont parfois en la révolution. 90 % des médias sont contrôlés par l'impérialisme, c'est pourquoi il manipule en disant que le pétrole n'est plus à nous. Le Venezuela vend du pétrole à terme et, en ce qui concerne les États-Unis, 27 % de notre production leur est traditionnellement destinée.
–Mais voir les ravisseurs reçus au Venezuela a contribué à cette lecture. Existe-t-il une autre interprétation ?
La dignité du peuple vénézuélien est au-dessus de tout. L'héritage de nos aborigènes Guaicaipuro et Juana, de notre père libérateur et du commandant Chávez est toujours en vigueur. C'est pourquoi le chef du Commandement Sud n'a pas donné un ordre par téléphone ou n'a pas convoqué notre présidente par intérim comme si c'était sa secrétaire. Il a dû venir au Venezuela. Le ministre de l'énergie et le ministre de l'économie des États-Unis ont dû venir rencontrer la présidente par intérim parce que, bien qu'auparavant, il ne le reconnaissait pas, aujourd'hui, le monde reconnaît la figure de Nicolas Maduro comme le président constitutionnel. Nous savons que l'ambassadrice qu'ils ont envoyé est une experte en contre-insurrection et en coups d'Etat et qu'avec la CIA, elle organise des activités dans notre pays. Mais comme l'a dit le président Nicolas Maduro quand il a présent la loi anti-blocus: certaines choses devront être faites de manière discrète, certaines choses ne pourront pas être dites. C'est ce que fait notre Gouvernement en s'entendant directement avec les États-Unis. Au-delà de ce que disent les désespérés, l'espoir est dans la rue.
–Récemment, le ministre du travail, Eduardo Piñate, a déclaré qu’il pourrait y avoir des nouveautés concernant le pouvoir d'achat des travailleurs frappés par les mesures coercitives. Nous savons que l'extrême droite et une partie de la soi-disant gauche chaviste alliée à l’empire utilisent le malaise pour déstabiliser. Comment la classe ouvrière se prépare-t-elle ?
La classe ouvrière vénézuélienne et sa direction politique sont très claires. Si un travailleur considère que Donald Trump, celui-là même qui a donné l'ordre de bombarder les bateaux, celui-là même qui a ordonné l'enlèvement de notre président et qui soutient le génocide contre le peuple de Palestine, maintenant aime la classe ouvrière vénézuélienne, iI se trompe.
Notre présidente par intérim a été très claire : quand les États-Unis commenceront à débloquer nos comptes, cela permettra l'entrée d'une grande quantité de millions de dollars retenus. Elle a proposé que ces 300 millions de dollars provenant de la vente à terme de pétrole soient utilisés pour créer deux fonds : un fonds social (santé, éducation et travailleurs) et un fonds d'infrastructure pour les services. Il est vrai qu'une grande partie de l'équipement dépendait de la technologie nord-américaine ; bien que nous disposions de technologies iranienne, russe, chinoise et turque, de nombreuses pièces détachées sont de fabrication étasunienne et les entreprises craignent des sanctions si elles négocient avec le Venezuela.
Les médicaments qui sont arrivés, il y a 15 jours ne sont pas un don de monsieur Trump ou de l'ambassadrice par charité. Ces médicaments avaient déjà été élaborés et demandés antérieurement par l'organisation mondiale de la santé. Récemment, l'Assemblée nationale a prouvé la loi constitutionnelle de la Croix-Rouge, du Venezuela afin que ce soit une institution qualifiée par notre assemblée qui contribue à leur distribution.
Et le salaire ?
En ce qui concerne le salaire, en 2018, le président a proposé le Programme de Relance, de Croissance et de Prospérité Économique. Parler d'augmentation de salaire est un artifice que les patrons capitalistes utilisent pour tromper parce que l'inflation et le dollar criminel le pulvériseraient. Nous, nous parlons de revenus mensuel indexé parce que cela contribue à ce que notre économie se renforce. Le ministère du travail a précisé qu'on n'a pas envisager une augmentation de salaire traditionnelle mais la nécessité de revoir toutes les conditions des travailleurs. On a fait une enquête pour le « système patrie » et nous, les travailleurs, avons répondu. Nous confirmons notre totale confiance dans l'équipe de la présidente par intérim Delcy Rodriguez.
–Dans une rencontre coordonnée par le ministre de la culture Ernesto Villegas dans le cadre de la loi d’amnistie, il y avait des paysans, des villageois et des ouvriers qui ont été victimes d’entreprises privées qui n'ont pas respecté leurs droits ou d’avancées « depuis la base » de la révolution qui n'ont peut-être pas été bien comprise par les autorités. Il s'agit d'avant-gardes dans des occupations ouvrières ou des communes paysannes frappées par les propriétaires terriens. Comment évaluez-vous cela et quelle réponse apporter dans une phase aussi délicate ?
Bon, il y a des avancées qui n'ont pas été mises en œuvre. Notre Constitution établit un ordre juridique qui touche le domaine politique, social, économique et stratégique. Nous sommes en train de construire un nouvel Etat et la construction du socialisme bolivarien n’est ni linéaire ni de fait. C'est un travail tactique. Nous continuons à avoir des manifestations de la culture du vieil Etat qui n'en finit pas de mourir, et le nouveau, qui est en train de naître, doit affronter ces résistances. Notre Gouvernement révolutionnaire, depuis Chávez jusqu'au président Nicolas, et maintenant à la présidente par intérim, a réalisé des actions pour que l'État social de Droit et de Justice se renforce. Ce que tu dis est très important : nous sommes dans un processus de dépuration pour que cette avant-garde soit réellement entendue.
–Dans ce nouveau processus de conciliation nationale à la recherche de la stabilité, nous voyons la présence de figures avec des intérêts opposés comme FEDECÁMARAS ou la droite. Comment la classe ouvrière peut-elle éviter que ces secteurs retardent ou bloquent le processus de changement ? En outre, le député Francisco Torrealba est très engagé dans l'organisation de la loi d'amnistie. Quelle est la position de la classe ouvrière face à cela ?
En ce sens, Francisco Torrealba est un parlementaire, et c'est le chef de la commission internationale du congrès, constituant et également de l'équipe de travail sur la loi d'anis. Cette loi est le produit d'accord politique, de la nécessité d'une nouvelle rencontre du pays sur la base du dialogue et de la diplomatie de paix. Le commandant Chávez avait déjà mis en avant pendant des années l'amnistie et les grâces, tout comme l'a fait le président Nicolás Maduro.
C'est une loi d'amnistie approuvée à l'unanimité par l'Assemblée nationale reflète la volonté politique de paix, face aux tambours de la guerre et aux avancées du fascisme. Si cette opposition à l'assemblée ou les patrons de FEDECÁMARAS –qui n'ont jamais remis en question les mesures coercitives, mais maintenant, accepte le dialogue– s’y joignent, qu'ils soient les bienvenus. Tout sera fait pour renforcer l'changement en faveur de notre peuple. Comme je l'ai déjà dit, j’ai fait partie des 77 députés constituants de la classe ouvrière et notre priorité est que la paix garantisse la continuité de la Révolution.
–Un autre sujet délicat: il y a des gens à l'étranger qui disent que Cuba a réagi en tirant sur les bateaux de mercenaires et le Venezuela non. Ils disent que le Venezuela vend sa souveraineté et que Cuba résiste. Il y a une campagne sale pour se moquer de la diplomatie de paix. Que réponds-tu ?
Souvenons-nous de l’opération Daktari lors de laquelle des mercenaires s'entraînaient pour accomplir des actes terroristes et de l'opération Gédéon organisée par les États-Unis avec le soutien de la Colombie. Dans les deux cas, notre peuple, les forces armées et la milice ont su répondre avec une intelligence sociale. Dans le cas des camarades, de Cuba, ils sont dans leur droit en faisant ce qu'ils ont fait et nous les approuvons.
Qui s'est passé le 3 janvier approuvé la supériorité technologique, lâche des troupes d’assaut des États-Unis. Cela a duré quelques cinq heures. Plus de 100 personnes parmi lesquelles 44 soldats vénézuéliens et 32 héros cubains sont mortes ou ont été assassinées. Quand on regarde les médias des États-Unis, on voit qu'ils ont eu des hélicoptères détériorés, des blessés et des morts. Ce que dit Donald Trump –que ce fut une opération impeccable–– est un mensonge, mais ils sont tellement immoraux qu'ils ne vont jamais rectifier. Nous, à notre moment, avons également su donner une réponse à cette incursion terroriste conformément à nos conditions.
–On dit aussi à l'étranger que le commerce du pétrole est fini avec les Chinois et les Russes parce que l'Amérique du Nord veut monopoliser tout à travers un fonds Qatar dans lequel le Venezuela doit mettre son argent. Est-ce que ce sont les États-Unis qui décident vraiment de cela maintenant ?
Il y a deux choses. Premièrement, quand le président Nicolas Maduro a présenté la loi anti-blocus à l’Assemblée Constituante de 2017 dont je faisais partie en tant que membre de l'équipe des 77 députés constituants de la classe ouvrière –nous étions le groupe le plus nombreux dans cette instance–j'ai dit : « Il faudra que ce soit en silence. » La deuxième chose, c'est que la gestion du gouvernement revient à l'Exécutif national. Ici, il y a un haut commandement politique et militaire qui discute des orientations qui viennent du parti et des organisations sociales.
Dire que les relations commerciales avec d'autres pays sont achevées et que les États-Unis ordonnent tout est faux. Serait-ce croire que homme aussi atroce que Donald Trump. Un bandit, comme Marc Rubio, qui donne leur aval au génocide, sioniste contre le peuple, palestinien, du matin au soir, ce sont transformés et maintenant veulent le bien-être de nos peuples ? Par pitié. Notre classe ouvrière pétrolière a une communication permanente avec les organisations chinoise, russe, turques et cubaines. Ces relations commerciales sont gérées par notre présidente par intérim et nous doutons que ce que disent les médias yankees soit vrai.
–Un sujet récurrent est que le Venezuela a abandonné Cuba et ne peut plus lui envoyer de pétrole mais vous organisez la campagne « L'amour se paie avec l'amour » en solidarité avec Cuba. Les camarades peuvent-ils être tranquilles ?
Il faut comprendre le moment politique. Si nous avons confiance en notre direction politique et militaire et en notre Gouvernement, nous devons rejeter ces rapports pessimistes. Un groupe de personnes qui n'a aucun lien ni avec notre peuple ni avec les syndicats cubains a très peu d'autorité morale pour répéter ce que disent les médias.
Nous, depuis la Commission Internationale Du Congrès Constituant de la Classe Ouvrière, considérons qu'éclaircir ces doutes est vital. En tant que travailleur et en tant que Gouvernement révolutionnaire, nous n'allons jamais cesser de soutenir nos frères cubains. De la même façon que nous avons tendu la main au peuple colombien pour contribuer à la paix face au paramilitaires quand le président Chávez a parlé avec ces âmes pieuses d’Uribe et de Santos pour pouvoir contribuer à la paix face à l’action des paramilitaires contre le peuple et les paysans, de la même manière, tout comme nous avons tendu la main et continuons de la tendre au peuple colombien, nous la tendons et la maintenons tendue à nos camarades cubains.
Jusqu’à présent, nous n’avons eu aucun échange de discussions ou de réunions avec les camarades cubains parce que nous sommes en train d’abandonner notre tâche. Ce serait cesser d'être bolivariensce serait cesser d'être chaviste. Ce serait même trahir la pensée du camarade Nicolas Maduro qui, avec le commandant Fidel et le commandant Raoul Castro, ainsi qu'avec tout le peuple cubain, nous avons été cohérents et ils ont été conséquemment solidaires avec nous. De telle sorte que cela n’est pas arrivé.
–Mais qui sont les alliés de la Révolution si on considère les trahisons internes dans la Grande Patrie. Le Venezuela n'a pas pu entrer dans les BRICS à cause d'une décision du Brésil…
Pour nous, tout le mouvement de travailleurs du monde sont nos alliés, même aux États-Unis ou à Israël. Ce sont des frères de classe parce qu'ils ne sont pas allé Maître des des moyennes de production. Effectivement, nous ne sommes pas dans les BRICS mais ce ne fut pas une décision du mouvement des travailleurs brésilien, ce fut une décision politique prise par le Gouvernement de Lula, et il en assume la responsabilité.
Notre Gouvernement a des relations internationales avec tous, mais après ce qui s'est passé le 3 janvier, on a exigé dans les négociations qu'il y ait une ambassade aux États-Unis. Ceci nous permet de nous occuper de nos ressortissants persécutés par l’ICE et de veiller directement à la situation de Nicolas Maduro et de Cilia Flores. Nous invitons tous les mouvements : bien que certains ne partagent pas le projet bolivarien, s'ils sont d'accord pour lutter pour la paix et contre la guerre, ils sont nos frères de classe.
–Face au double enlèvement du couple présidentiel, alors que l'impérialisme des États-Unis intensifie ses attaques contre le Venezuela, le capitaine Diosdado Cabello a appelé à construire des brigades internationales dans le monde entier, comme celles qui avaient été organisée pendant la guerre civile espagnol. Le Congrès de la Classe Ouvrière a accepté cette proposition. Pourriez-vous nous expliquer dans quels termes ? Beaucoup de personnes solidaires en Europe se le demandent.
L'un des premiers à pratiquer l'internationalisme prolétarien et à avoir créé des brigades, ça a été nos camarades cubains dans le domaine de l'éducation, de la santé et du sport. Les nôtres ont à voir avec le fait que, le 17 décembre, la possibilité d'une invasion était latente, une agression qui s'est réalisée physiquement le 3 janvier mais qui se maintient à travers le blocus et la guerre psychologique.
La brigade que nous avons approuvée le 17 décembre 2025 avec plus de 300 camarades est une brigade de soutien à la Révolution Bolivarienne pas seulement pour affronter l'agression guerrière mais aussi pour partager des expériences techniques avec des électriciens, des experts en télécommunications, des éducateurs et des professionnels. Ce n'est pas seulement pour venir combattre parce que nous, nous avons une armée qui va répondre, comme elle a répondu le 3 janvier. Mais nous avons aussi les corps de combattants de la classe ouvrière et les milices ouvrières.
Les camarades de l'international ont dit qu'ils voulaient connaître cette expérience. Il s'agit d'échanger des connaissances techniques, professionnelles, académiques et concernant la santé, et nous, nous donnons un entraînement de toutes sortes. Les brigades internationalistes sont des brigades de solidarités destinées à renforcer le travail de la Révolution, l'organisation de la classe ouvrière et l'unité entre frères de classe. Notre nord, c'est le socialisme bolivarien. D'abord, nous construisons la République, nous conquérons la liberté de nos camarades enlevés et nous continuons à construire le socialisme.
Source en espagnol :
https://www.resumenlatinoamericano.org/2026/03/03/venezuela-nuestro-norte-es-el-socialismo-a-los-desesperanzados-decimos-la-esperanza-esta-en-la-calle-entrevista-al-dirigente-sindical-alexis-corredor/
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