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Amérique latine: 2 façons de gouverner face à la crise

21 Avril 2026, 17:57pm

Publié par Bolivar Infos

 

Kast  asphyxie les travailleurs chiliens et Sheinbaum blinde l’économie populaire mexicaine.

Par Jean Flores

Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos

La récente chaîne nationale de José Antonio Kast a dissipé tout doute parmi la classe ouvrière chilienne. Se cachant derrière la rhétorique de la « reconstruction »,  La Moneda déploie une recette brute de choc néolibérale calculée exclusivement pour blinder l’oligarchie. Exercer le pouvoir exige le courage politique de défendre la majorité. En regardant vers le Mexique, le mandat de Claudia Sheinbaum expose au grand jour la brutalité de ce qui se fait au Chili et confirme la validité d’un modèle économique centré sur la dignité des citoyens. 

Le  plan de Kast renforce une guerre des classes à partir d’en haut. Parler de « compétitivité fiscale » et de « facilitation réglementaire » est un euphémisme pour désigner le pillage institutionnalisé en transférant la richesse nationale directement au grand patronat. Nous voyons le fantasme des Chicago Boys opérer à nouveau à La Moneda en approfondissant les inégalités structurelles et en concentrant la capital dans une poignée de familles.

Parallèlement, le couple hache dans les dépenses publiques vise directement le tissu social. Menacer la gratuité et et acculer les étudiants sous prétexte de « maîtrise des dépenses publiques » transforme une nouvelle fois l'éducation en un bien de consommation excluant. Kast fait de la dette un mécanisme de discipline et hypothèque l'avenir de toute une génération.

La brèche entre les deux projets est insurmontable : alors que La Moneda encourage la spéculation alimentaire et livre les citoyens au monopole de la grande distribution, le Palais national intervient dans la chaîne logistique, gèle le coût du panier de la ménagère et dénonce publiquement les accapareurs.
 
face aux mêmes turbulences économiques mondiales, le Mexique choisit la défense frontale de la bourse du peuple et met un frein radical au prix des combustibles. Alors qu’au Chili, le Gouvernement laisse la flambée des prix de l'essence pénaliser la population, le Gouvernement de Sheinbaum met en place des solutions pour faire face à la crise et en assume le coût.

L’Etat mexicain met en place des subventions directes pouvant aller jusqu’à 7 pesos par litre (près de 360 pesos chiliens) grâce à l’ajustement de l’impôt spécial et fixe une limite maximum au  prix de l’essence.

L’abîme entre les deux modèles se situe dans leur financement.  Kast gouverne comme s’il gérait un gros capital, en asphyxiant l’investissement public pour « subventionner » des baisses pour les super-riches. A l’opposé, Sheinbaum exerce le pouvoir comme un bouclier pour les citoyens.

La présidente finance ce filet de sécurité en augmentant les impôts sur les banques et en persécutant sans relâche l'évasion fiscale des multinationales. Parallèlement, le Gouvernement mexicain accorde des allègements fiscaux aux PME et impose une austérité républicaine rigoureuse afin de préserver les programmes sociaux.

Sur la table de tous les jours, la brèche entre les deux projets est insurmontable : alors que La Moneda encourage la spéculation alimentaire et livre les citoyens au monopole de la grande distribution, le Palais national déploie tout son muscle régulateur. Grâce au paquet contre l’inflation et la cherté de la vie, l’Etat mexicain intervient dans la chaîne logistique, gèle le coût du panier de base et expose publiquement les accapareurs.

Le blocus médiatique cherche à camoufler ce pillage économique en utilisant  la migration et les listes d’attente comme rideau de fumée. L’échec de remodèle d’asphyxie est imminent. La condamnation rapide des syndicats pour l’absence de mesures concernant l’emploi fait savoir qu’ils défendront les droits acquis.

Face aux hausses récentes qui ont porté le diésel à près de 600 pesos, les camionneurs ont annoncé des mobilisations et des barrages de routes.  quand le Gouvernement abandonne son rôle de protecteur, la fracture sociale devient inévitable. Gouverner pour l’élite financière a une date de péremption. Tandis que le dogme conservateur conduit le Chili vers l’effondrement, le bouclier social est établi au Mexique met en évidence la pleine validité d’une alternative émancipatrice. 

Mettre l’Etat et l’économie au service du peuple reste la seule voie possible.

Source en espagnol:
https://www.resumenlatinoamericano.org/2026/04/21/nuestramerica-dos-formas-de-gobernar-ante-la-crisis-kast-asfixia-a-los-trabajadores-chilenos-mientras-sheinbaum-blinda-la-economia-popular-mexicana/
URL de cet article:

https://bolivarinfos.over-blog.com/2026/04/amerique-latine-2-facons-de-gouverner-face-a-la-crise.html