Cuba: D’après l’OEA, les médecins cubains seraient l’objet de soi-disant violations du droit du travail
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos
Le représentant du Mexique devant l’Organisation des Etats Américains (OEA), Alejandro Encinas, a exprimé jeudi des réserves sur les conclusions du du rapport sur les droits du travail du personnel des missions médicales en provenance de Cuba présenté par la Commission Inter-américaine des Droits de l’Homme (CIDH) et a défendu les conditions de travail des médecins cubains au Mexique.
Lors de l’acte de divulgation du document effectué dans le cadre de la période ordinaire de session de l’OEA, le diplomate mexicain a souligné qu’il était important de reconnaître la portée et les limites de cette étude et il a mis en évidence les différences substantielles entre la réalité mexicaine et les cas dénoncés dans d’autres pays.
Ce rapport, élaboré par la rapporteuse spéciale sur les droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux (REDESCA), expose, à partir de 71 témoignages, de soi-disant violations du droit du travail et des droits de l’homme dans les missions médicales en mettant l’accent sur le Venezuela.
Lors de l’acte de présentation du document, Encinas a signalé que le Mexique « prend note » de ce document, a déclaré qu’il était important de promouvoir l’observation des droits de l’homme dans la région tout en soulignant que ces découvertes ne sont pas des généralités.
« La situation qu’évoque ce rapport ne peut être considérée comme une généralité en analysant seulement 71 cas sur les milliers qui existent, » a-t-il déclaré et il a précisé que plus de 2 500 médecins cubains ont travaillé au Mexique.
Dans ce contexte, il a défendu l’accord de coopération avec Cuba destiné à combler le déficit de spécialistes, en particulier dans les communautés reculées et hautement marginalisées et il a souligné que ce programme a été très important pour amener des services de santé à dépopulations traditionnellement négligées.
Encinas a affirmé qu’au Mexique, le personnel médical étranger jouit des mêmes conditions de travail que les spécialistes mexicains: « Le même salaire qu’un spécialiste mexicain.On paie directement le médecin sans aucune allocation particulière. »
Et il a ajouté que, dans de nombreux cas, on leur fournit le logement et la nourriture et que certains ont créé des liens familiaux dans les localités où ils travaillent, ce qui met en évidence un processus d’intégration respectueux dans les communautés qui les reçoivent.
Il a également rejeté l’idée qu’il existe des restrictions à leur liberté: « On ne garde pas leurs papiers et ils peuvent s’intégrer à n’importe quelle institution publique ou privée en toute liberté, » a-t-il dit.
A titre d’exemple, il mentionne le fait qu’au moins dans 75 cas, le Gouvernement mexicain a engagé directement ces professionnels au terme de leur participation à ce programme, ce qui prouve la volonté de retenir le talent formé pendant la collaboration.
Il a également affirmé que l’engagement de médecins étrangers ne déplace pas le personnel mexicain: « Chaque poste occupé par un médecin étranger a fait l’objet d’au moins 3 appels publics restés sans réponse. »
Pour lui, ces professionnels occupent des postes vacants qui autrement le resteraient et contribuent à réduire le retard dans les soins spécialisés en zones vulnérables, un problème structurel qui touche plusieurs régions du pays.
Encinas a défendu l’idée que la coopération avec Cuba est une. politique souveraine et solidaire: « C’est un accord légitime et nécessaire qui met en valeur le meilleur des traditions des peuples », a-t-il déclaré.
En même temps, il a prévenu que la défense des droits de l’homme ne doit pas impliquer « qu’on contre tienne au droit international ou qu’on prétende imposer une quelconque tutelle, » faisant ainsi clairement allusion aux critiques destinées à discréditer les mécanismes de collaboration Sud-sud.
Il a indiqué que le Mexique donnera suite aux observations de la rapporteuse spéciale bien qu’il considère que l’expérience mexicaine « n’est pas mise en valeur dans ce rapport, » raison pour laquelle une analyse plus ponctuelle des cas présentés sera réalisée.
Il a donc confirmé que son Gouvernement était prêt à partager son modèle de coopération sanitaire en tant qu’exemple de bonne pratique qui pourrait enrichir le débat régional sur les droits du travail du personnel médical étranger.
Source en espagnol:
http://www.cubadebate.cu/noticias/2026/04/25/representante-mexicano-en-la-oea-rechaza-presuntas-violaciones-a-derechos-laborales-de-medicos-cubanos/
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