Cuba: Déclaration des députés étasuniens à la fin de leur visite à Cuba
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos
Les députés étasuniens Pramila Jayapal (WA-07) et Jonathan Jackson (IL-01) ont émis cette déclaration à la fin de leur visite de 5 jours à Cuba.
Jayapal est la première femme indo-américaine à représenter à la Chambre des Représentants le septième district de Washington. Elle a présidé le groupe parlementaire progressiste du Congrès de 2021 à 2025 et fait partie du comité de la Justice et de celui du Budget.
Jackson, député du premier district de l’Illinois depuis 2023, est le fils de feu le révérend Jesse Jackson et a été reporte-parole national de la Rainbow/PUSH Coalition, une organisation fondée par son père pour défendre la justice sociale et les droits civiques.
Déclaration:
Le blocus illégal de la fourniture de combustible à Cuba - à 145 km au sud des Etats-Unis - par les Etats-Unis s’ajoute à l’embargo le plus long de l’histoire et cause une souffrance incalculable au peuple cubain. Les Etats-Unis ont empêché une seule goutte de pétrole d’entrer à Cuba pendant plus de 3 mois. Cela constitue un châtiment collectif cruel - pratiquement un bombardement économique des infrastructures du pays - qui a causé des dommages irréparables. Il doit cesser immédiatement.
Nous avons vu de nos yeux des bébés prématurés qui pesaient à peine un kilo dans des couveuses qui courent un grand danger parce que leurs respirateurs et leurs couveuses ne peuvent pas fonctionner sans électricité. Les enfants ne peuvent aller à l’école parce qu’il n’y a pas de combustible pour qu’eux-mêmes et leurs maîtres se déplacent. Les patients atteints d’un cancer ne peuvent pas recevoir les traitements qui leur sauveraient la vie à cause du manque de médicaments. L’eau manque parce qu’il n’y a pas assez d’électricité pour la pomper. Les commerces ont fermé. Les familles ne peuvent garder les aliments au frais et la production des aliments sur l’île est tombée à seulement 10% des besoins de la population.
Nous avons entendu une large variété de voix: des familles, des dirigeants religieux, des patrons, des organisations de la société civile, le Gouvernement cubain, des ambassadeurs latino-américains et africains, des organisations d’aide humanitaire et des Cubains de tout l’éventail politique, y compris des dissidents. Dans tous les secteurs, il y a un consensus: ce blocus illégal doit cesser immédiatement. Nous ne pensons pas que la majorité des Etasuniens souhaite que cette sorte de cruauté et d’inhumanité continue à se produire en notre nom.
Le Gouvernement cubain a donné de nombreux signes montrant que c’est une nouvelle période pour le pays. Pendant notre visite, le président Díaz-Canel a libéré plus de 2000 prisonniers. Le Gouvernement cubain a commencé à libéraliser son économie avec des réformes importantes incluant l’autorisation donnée à des chefs d’entreprise cubano-américains à investir dans des entreprises privées à Cuba. L’esprit d’entreprise a augmenté substantiellement et les petites et moyennes entreprises privées représentent à présent une partie importante de l’économie. Il faut souligner que le Gouvernement cubain a invité le FBI à réaliser une enquête indépendante sur une fusillade mortelle impliquant un bateau à moteur. Les obstacles qui continuent d'entraver le progrès à Cuba résident désormais dans la nécessité pour les États-Unis de modifier leur politique obsolète, héritée de la guerre froide, consistant en des mesures économiques coercitives et des pressions militaires à l'encontre de Cuba.
La véritable réforme ne s’obtiendra qu’en prenant un nouveau tournant. Les Etats-Unis et Cuba doivent engager immédiatement des négociations réelles qui garantissent la dignité et la liberté du peuple cubain ainsi que les énormes bénéfices que le peuple des Etats-Unis tirera d’une vraie collaboration entre nos deux pays.
(Extrait du site officiel de la députée Pramila Jayapal)
Source en espagnol:
http://www.cubadebate.cu/especiales/2026/04/06/declaracion-de-los-congresistas-estadounidenses-japayal-y-jackson-tras-su-visita-a-cuba/
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