Cuba: Débat d’urgence à l’assemblée générale de l’ONU (résumé 1)
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos
10:25 - Début du débat urgent à l’Assemblée Générale
10:30 Les Etats-Unis s’opposent au début et remettent en question son utilité
Le représentant des Etats-Unis intervient devant l’assemblée générale pour exprimer son opposition à la réalisation de ce débat et remet en question la pertinence de consacrer une autre session de l’assemblée générale au thème du blocus de Cuba.
Il affirme que la coût de cette réunion pourrait être consacré à d’autres nécessités et que le Gouvernement cubain cherche à utiliser ce débat comme outil de propagande.
Il attribue la crise économique et les pannes d’électricité sur l’île à la gestion des autorités cubaines et non à la politique des Etats-Unis. Il évoque aussi le fait que le Gouvernement cubain prétend rendre les Etats-Unis responsables des difficultés qu’affrontent le pays.
Et il conclut en rejetant l’idée qu’il existe un « blocus » et que c’est la cause principale de la situation à Cuba et confirme l’opposition de son pays à la réalisation de ce débat.
10:30 Cuba présente une demande de rappel au règlement
La présidence de l’assemblée générale interrompt l’intervention du représentant des Etats-Unis pour faire savoir que la délégation de Cuba avait déposé une motion d’ordre.
Avant de lui donner la parole, la présidence rappelle que, conformément à l’article 71 du règlement de l’assemblée générale, un représentant qui demande une motion d’ordre ne peut intervenir sur le fond de la question qui est débattue.
Ensuite, la présidence donne la parole à la délégation cubaine conduite par le chancelier Bruno Rodríguez Parrilla.
10:34 Cuba demande qu’on rappelle à l’ordre la délégation des Etats-Unis
En présentant une motion d'ordre, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, a souligné que l'Assemblée générale n’examinait qu'une question de nature procédurale : l'ouverture du débat sur la nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à l'île.
La délégation cubaine exprime sa surprise parce que, selon elle, le représentant des Etats-Unis faisait une intervention sur le fond du sujet et non sur la procédure en discussion.
C’est pourquoi elle a demandé à la présidence de l'Assemblée générale de rappeler à l’ordre le délégué des Etats-Unis pour s’être écarté du caractère procédural de l’intervention.
10:37 Cuba conteste le fait que le débat de fond ait été lancé avant son adoption officielle
Après l'intervention du ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, la présidence de l'Assemblée générale a de nouveau donné la parole au représentant des Etats-Unis afin qu'il poursuive son intervention, ce qui a donné lieu à une nouvelle motion d'ordre de la part de la délégation cubaine.
Le ministre Bruno Rodríguez souligne qu'à ce moment-là, l'Assemblée générale s'était contentée d'approuver la réouverture du débat sur la nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à l'île, mais qu'elle n'avait pas encore décidé officiellement de tenir un débat de fond sur cette question.
Il conteste le fait que l’intervention des Etats-Unis ait abordé des éléments de fond alors que l'Assemblée générale était encore en phase procédurale. C’est pourquoi il a demandé à la présidence d’expliquer en vertu de quelle disposition du règlement il était permis de poursuivre une intervention de fond avant que les États membres n'aient approuvé le déroulement du débat.
« L’Assemblée générale a-t-elle déjà approuvé la réalisation du débat ou ne k’a-t-elle pas encore approuvée? » a demandé la diplomate cubain qui a demandé que l’Assemblée se prononce sur l’opportunité de tenir ou non le débat demandé lors de cette séance.
10:39 L’Assemblée générale prend en considération la demande de Cuba d’avoir ce débat urgent
La présidence de l'Assemblée générale soumet à l'examen des Etats membres la demande présentée par Cuba de tenir un débat d'urgence sur les actions agressives des Etats-Unis contre l’île dont le durcissement du blocus économique, commercial et financier et le blocus énergétique qu’affronte le pays.
Si les Etats membres ne présentent pas d’objections, l'assemblée donnera son feu vert à la tenue du débat demandé par la délégation cubaine.
10:42 L’Assemblée générale approuve la tenue du débat urgent demandé par Cuba
Par 136 voix pour, 9 contre et 30 abstentions, l’Assemblée générale des Nations Unies approuve la tenue du débat urgent demandé par Cuba sur les actions agressives des Etats-Unis contre elle.
Ce résultat reflète le large soutien des Etats membres à la demande présentée par Cuba pour que ce problème soit examiné par le principal organe de délibération des Nations Unies.
10:56 Ce vote est une victoire pour Cuba
Ce vote est déjà une victoire pour Cuba. Le représentants des Etats-Unis a violé les règles de procédure et a essayé de l’empêcher. Il a échoué.
#CubaNOEsUnaAmenaza
11:15 « Demandez au peuple cubain s’il souffre ou non du blocus »
Le chancelier cubain a affirmé que pendant ces 7 derniers mois, le politique des Etats-Unis « est devenue plus cruelle et inhumaine » et il a signalé qu’aux sanctions existantes s’était ajouté un « blocus énergétique » dont il a dit que c’était l’équivalent d’un blocus naval et d’un acte de guerre.
Il a dénoncé les actions coercitives destinées à empêcher l’arrivée du combustible à Cuba, les menaces, les sanctions et l’empressions exercées sur des bateaux
destinés à l'approvisionnement énergétique.
« Au blocus économique, commercial et financier s’ajoutent des actions inédites et d’un caractère extraterritorialité extreme, » a-t-il affirmé et il a soutenu que ces mesures étaient destinées à provoquer une crise humanitaire et à déstabiliser le pays.
Il a exposé les difficultés auxquelles, selon lui, la population cubaine est confrontée en raison du durcissement de ces mesures, notamment les coupures d'électricité, les difficultés d'accès aux médicaments, à la nourriture et à d'autres biens de première nécessité.
Rodríguez a affirmé que « les familles cubaines, en particulier les enfants et les jeunes, les mères, ressentent la souffrance provoquée par de longues et insupportables coupures d’électricité » et il a mentionné les indicateurs de santé qui ont été impactés par les restrictions. Ensuite, il a remis en question l’affirmation du Gouvernement des Etats-Unis disant que le blocus n’affecte pas repeuplé cubain.
« Demandez au peuple cubain s’il souffre ou non du blocus »
11:18 Remise en question de l’intervention des Etats-Unis
Le chef de la diplomatie cubaine a critiqué l’intervention préalable du représentant des Etats-Unis, considérant qu’elle ne répondait pas aux questions soulevées par Cuba et qu'il avait profité de cette tribune pour porter des accusations contre le Gouvernement cubain.
Il a aussi remis en question le fait que la délégation étasunienne se soit exprimée sur le fond de l’affaire avant que l’Assemblée générale n’ait approuvé officiellement la tenue du débat.
Rodríguez a accusé Washington de tenter d’empêcher l’Assemblée générale d’examiner l’apolitique d blocus et a qualifié d’acte de censure toute tentative pour limiter ce droit.
11:20 Impact économique du blocus : 8 103 000 000 de $ entre mars 2025 et février 2026
Le chancelier cubain a fait savoir que, selon les chiffres présentés par Cuba, les dommages causés par le blocus entre mars 2025 et février 2026 s’élèvent à 8 103 000 000 de $ à prix courant, une augmentation de 7% par rapport à la période précédente.
Il a ajouté que l’impact accumulé depuis ‘application de cette politique atteint, selon les calculs cubains, 178 700 000 000 de $ à prix courant.
Rodríguez a affirmé que ces mesures affectent également les droits souverains des autres Etats et les relations commerciales des entreprises et des citoyens hors des Etats-Unis.
12:00 L’Union européenne reconnait l’impact humanitaire du blocus
La représentation de l’Union européenne et de ses Etats membres a reconnu l’effet humanitaire négatif que certaines mesures ont sur le peuple cubain et a affirmé que la Charte des Nations Unies doit continuer à être e cadre qui oriente les actions internationales.
Elle a signalé que, dans un contexte dans lequel les Cuabins affrontent des conditions déplus en plus difficiles, les principes et les mandats de l’organisation internationale doivent être protégés.
source en espagnol:
http://www.cubadebate.cu/noticias/2026/07/07/que-sucedera-este-7-de-julio-en-la-asamblea-general-de-las-naciones-unidas/
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