Cuba: Les Etats-Unis arrêtent un membre de l’ICAP
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos
Marco Rubio, le secrétaire d’Etat du Gouvernement du président Donald Trump, a annoncé l’arrestation de Carlos Antonio Lloga Domínguez, un citoyen cubain lié à l’institution Cubain d’Amitié avec les Peuples (ICAP), un organisme qui a son siège à La Havane. sa femme et son fils ont également été arrêtés et placés en détention fédérale à la suite de la révocation de leur statut légal ordonnée par le secrétaire d'État.
Le Gouvernement des Etats-Unis soutient que Lloga Domínguez a travaillé pendant plus de 10 ans pour l’ICAP qu’il accuse d’agir comme un front d’influence et de renseignement du Gouvernement cubain en territoire étasunien.
L’ICAP a été fondé en décembre 1960, pendant les premières années de la Révolution cubaine dans le but de promouvoir la solidarité internationale et de renforcer ce qu’on appelle « la diplomatie des peuples. »
Le département d’Etat vise également l’actuel président de l’ICAP, Fernando González Llort, en rappelant qu’il avait été condamné pour espionnage aux Etats-Unis pendant l’affaire du « réseau Guêpe ». González Llort fait partie de ceux qu’on appelle les 5 héros cubains qui s’étaient infiltrés dans des groupes basés à Miami afin de prévenir des attaques contre Cuba mais Washington le présente comme une figure liée à des opérations de renseignement.
Le département d’Etat décrit l’ICAP comme « les noeud central d’un large réseau cubain de renseignement et d’influence qui affirme embrasser plus de 2 000 organisations dans plus de 150 pays. « Son président actuel, Fernando González Llort, est un espion cubain reconnu coupable qui a purgé 15 ans de prison aux Etats-Unis par avoir participé au tristement célèbre « réseau Guêpe », un énorme réseau d’espionnage cubain. illégal démantelé en Floride à la fin des années 90.
L’ICAP, a-t-il affirmé, a une présence « disproportionnée » aux Etats-Unis « et diffuse de la propagande anti-étasunienne, c’est une pépinière d’activistes et de politiciens proches du régime de La Havane qui exercent des pressions politiques au niveau fédéral, des états et local en faveur de la dictature cubaine (…) en utilisant l’entourage d’extreme-gauche comme véhicule pour exporter la révolution communiste cubaine » aux Etats-Unis.
Rubio, qui s’est fait l’écho de l’arrestation de Lloga sur ses réseaux sociaux, a promis que toute personne qui aurait des liens avec l’ICAP serait l’objet de sanctions et serait expulsée: « Les Etats-Unis ne deviendront jamais le foyer de communistes étrangers qui diffusent de la propagande, mènent à bien des opérations d’influence subversives ou soutiennent des mouvements radicaux anti-américains » dans le pays. »
L’ICAP a été fondé en décembre 1960, pendant les premières années de la Révolution cubaine dans le but de promouvoir la solidarité internationale et de renforcer ce qu’on appelle « la diplomatie des peuples. » Bien que ce soit une institution orientée vers l’amitié entre les nations et les mouvements sociaux, le Gouvernement de Trump le place dans un réseau d’influence étrangère qui serait présent dans divers pays.
Début juin, Washington a imposé des sanctions à l’ICAP, ce qui implique la confiscation des biens ou des intérêts qu’il pourrait avoir aux Etats-Unis et des restrictions d’accès aux services financiers ou commerciaux. Par cette arrestation, la Maison Blanche renforce une politique de pressions sur Cuba qui combine châtiment économique, persécution migratoire et accusations concernant la sécurité nationale dans un nouveau chapitre du siège de l’île.
Source en espagnol:
https://www.resumenlatinoamericano.org/2026/07/05/cuba-eeuu-bloquea-el-debate-impulsado-en-la-onu-y-detiene-a-un-ciudadano-cubano-junto-con-su-esposa-e-hijo-bajo-acusaciones-de-influencia-extranjera/
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https://bolivarinfos.over-blog.com/2026/07/cuba-les-etats-unis-arretent-un-membre-de-l-icap.html