Cuba: Marco Rubio donne des instructions pour faire pression sur les Etats membres de l’ONU à propos du vote sur le blocus
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos
Le 30 juin, le chancelier cubain a alerté lors d’une conférence de presse sur e fait que le département d’Etat était en train d’essayer d’empêcher que l’Assemblée générale des Nations unies débatte des dommages causés par le blocus en utilisant des pressions, le chantage et des menaces pour intimider es Etats membres des Nations unies.
Un article de The Nation, signé par Peter Kornbluh et Ken Klippenstein, révèle quelque chose de très grave: le département d’Etat des Etats-Unis, sur instructions de Marco Rubio, aurait envoyé un câble diplomatique à ses ambassades pour qu’elles fassent pression sur les Gouvernements du monde entier et empêcher l’ONU de débattre sur l’agression économique de Cuba.
Le documento révélé confirme ce que Cuba vient de dénoncer: non seulement Washington maintient le blocus, le blocus énergétique et les sanctions financières mais, en plus, il cherche à réduire au silence le débat international sur leurs conséquences humanitaires.
Selon l’article, ce câble ordonne aux ambassades des Etats-Unis de faire pression sur leur pays hôte pour qu’ils s’opposent au débat demandé par Cuba à l’assemblée générale de l’ONU du 7 juillet prochain. Si ce débat est toujours programmé, les Etats-Unis demandent à leurs alliés d’attaquer Cuba dans leurs discours, de l’accuser d’incompétence, de corruption et d’échec économique et d’éviter de rendre le blocus responsable de la crise.
Plus grave encore: Washington lance un avertissement diplomatique direct. Il leur demande d’être « extrêmement prudents » dans leurs interventions et les prévient que des commentaires favorables à Cuba pourraient créer des frictions dans leurs relations bilatérales avec les Etats-Unis.
Cela signifie que les Etats-Unis cherchent à imposer une muselière au monde entier: ils font pression sur les Gouvernements pour qu’ils ne parlent pas, pour qu’il sen dénoncent pas, pour qu’ils ne citent pas le blocus et pour qu’ils ne reconnaissent pas la souffrance que cette politique cause au peuple cubain.
L’article démonte aussi le récit de Washington. Alors que les Etats-Unis affirment qu’ils « s’inquiètent profondément pour repeuple cubain », ils poursuivent une guerre économique ouverte: le blocus pétrolier, les sanctions contre les entreprises étrangères, les menaces envers les pays qui font du commerce avec Cuba et les obstacles mis même à la coopération humanitaire.
The Nation rappelle que l’Assemblée générale des Nations unies a condamné 31 fois consécutives le blocus de Cuba de façon écrasante. Mais le Gouvernement Trump cherche à présent à empêcher même que ce sujet soit débattu parce qu’il sait que la majorité du monde condamne cette politique illégale, cruelle et extraterritoriale.
Le texte cite le haut commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme, Volker Türk, qui a prévenu que des sanctions aussi sévères dirigées vers des secteurs complets d’une économie et avec des effets indifférenciés sur le population sont incompatibles avec le droit international concernant les droits de l’homme.
La conclusion est implacable: Cuba ne menace pas les Etats-Unis. Cuba n’est ni une puissance militaire ni une puissance nucléaire. La véritable menace, c’est le blocus: une politique de châtiment collectif qui affecte les aliments, les médicaments, le combustible, les hôpitaux, les transports, l’électricité et la vie quotidienne de millions de Cubains.
Comme l’a dit le chancelier Bruno Rodríguez Parrilla: « Cuba n’est pas une menace, mais le blocus, oui. C’est un crime contre l’humanité qui est en train d’être perpétré à présent. »
Source en espagnol:
http://www.cubadebate.cu/noticias/2026/07/03/filtran-cable-de-marco-rubio-con-instrucciones-para-presionar-a-la-onu-sobre-cuba/
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