Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Venezuela: Simon Bolivar et le tremblement de terre

5 Juillet 2026, 17:25pm

Publié par Bolivar Infos

 

Le 26 mars 1812, un violent tremblement de terre frappa le Venezuela, détruisant entièrement Caracas et faisant des milliers de morts. Dans la capitale, les deux tiers de la population périrent, et à La Guaira, la moitié des habitants perdirent la vie.

 À l’époque, on rapportait que 120 000 personnes étaient mortes à la suite du tremblement de terre, survenu alors que la lutte de Bolívar pour briser le joug qui liait le pays à la domination espagnole prenait de l’ampleur et que la campagne des colonialistes, dont beaucoup étaient soutenus par la hiérarchie ecclésiastique favorable à la monarchie ibérique, s’intensifiait contre lui.

Lorsque le tremblement de terre frappa, diverses voix déclarèrent qu’il s’agissait d’un « châtiment divin » car les habitants de Caracas avaient écouté les proclamations de libération de Bolívar et s’étaient ralliés à sa cause, affaiblissant ainsi le pouvoir de la monarchie qui, comme on le disait à l’époque, avait été donné par Dieu aux rois de la péninsule Ibérique.

Accablés par le chagrin et séduits par des sermons religieux qui faisaient appel à l’ignorance des mortels, des milliers de Vénézuéliens crurent à la véracité des prêches cléricales et se préparèrent à tourner le dos à la lutte menée depuis 1810.

Simón Bolívar, quant à lui, ne recula pas. Il se rendit personnellement dans chacune des villes les plus touchées par le tremblement de terre et constata de visu l’immense douleur des foules qui pleuraient inconsolablement la mort de leurs proches.

Ce sont ces moments de tension extrême et de faiblesse humaine qui ont conduit beaucoup à perdre foi dans la lutte pour l’indépendance du Venezuela, terrifiés à l’idée d’avoir réveillé – comme le disait le clergé – « la colère du Très-Haut ».

Au milieu des maisons en ruine, des rues dévastées, de la terre brûlée et des hommes et des femmes brisés par les larmes, Simón Bolívar ne perdit ni son courage ni son sang-froid. Au contraire, certain de sa cause, il fixa son regard vers l’horizon et déclara d’une voix sereine mais ferme : « Si la nature est contre nous, alors nous lutterons contre la nature. » 

Que ce souvenir soit un geste de solidarité envers le peuple vénézuélien qui subit aujourd’hui les conséquences d’une tragédie semblable à celle qui a détruit ses villes en 1812.

Aujourd’hui comme en cette circonstance, le rêve bolivarien demeure intact et le peuple vénézuélien saura se battre pour lui, surmontant tous les obstacles, jusqu’à la victoire finale.

Source: Par Gustavo Espinoza M, nuestrabandera.pe 

https://albagranadanorthafrica.wordpress.com/2026/07/03/1812-2026-simon-bolivar-et-le-tremblement-de-terre-au-venezuela/